Sécurité

La coalition aide l’Irak à poursuivre la lutte contre l’EIIS, expliquent des responsables

Hassan al-Obaidi à Bagdad

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Des soldats irakiens et un soldat américain servant dans le cadre de la coalition internationale contre l’EIIS marchent sur la base militaire K1 au nord-ouest de Kirkouk, le 29 mars. [Ahmad al-Rubaye/AFP]

Le soutien aérien apporté ces derniers mois par la coalition internationale a été essentiel pour le succès des opérations militaires irakiennes visant à déraciner « l’État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS), ont expliqué des responsables militaires et des analystes irakiens.

Alors que le pays lutte avec la crise financière, le soutien apporté à l’armée irakienne par la coalition a permis de poursuivre sans interruption la lutte contre l’EIIS, ont-ils indiqué.

En juillet, le commandement des opérations conjointes en Irak a annoncé des opérations en coordination avec la coalition internationale contre les poches des derniers éléments de l’EIIS sur l’île de Beiji et dans la province de Salaheddine.

D’autres opérations ont été lancées à Makhmour et dans les monts de Qara Jogh dans l’ouest de Ninive, et dans les monts Hamrin dans l’ouest de l’Anbar.

Un grand nombre de résidus de l’EIIS ont été neutralisés lors de ces opérations, des tunnels et des repaires ont été détruits et des armes ont été saisies.

La couverture aérienne et le soutien logistique de la coalition ont permis aux forces irakiennes de réaliser des avancées significatives contre l’EIIS ces derniers mois, a expliqué à Diyaruna le major général Tahseen al-Khafaji, porte-parole du commandement des opérations conjointes.

Ce soutien a grandement aidé l’armée irakienne et les autres unités irakiennes de sécurité lors de la campagne militaire en cours « Héros d'Irak ».

Intervention de la coalition

Lorsque la crise financière a menacé le financement alloué aux opérations militaires contre l’EIIS, la coalition est intervenue pour « supporter le coût pour le compte des Irakiens », a expliqué un responsable militaire du commandement nord des opérations dans Ninive.

En fournissant une couverture aérienne aux forces irakiennes, la coalition a permis au gouvernement d’économiser des millions de dollars par semaine, a expliqué ce responsable militaire à Diyaruna.

Les forces irakiennes qui traquent les résidus de l’EIIS qui se cachent dans des régions comme Zammar, Makhmour, Qara Jogh (dans le district de Makhmour), Horan et les monts Hamrin opèrent sur des terrains difficiles et ont besoin de protection, a-t-il précisé.

La coalition internationale a aidé à minimiser les pertes parmi les soldats irakiens, a expliqué le spécialiste militaire Ahmed Hussain al-Khafaji, membre de l'Association des anciens combattants irakiens.

La crise financière a contraint l’Irak à revoir ses opérations antiterroristes à la baisse, a-t-il poursuivi pour Diyaruna, mais la coalition est intervenue pour financer les sorties effectuées par les hélicoptères ou les chasseurs irakiens et couvrir leurs dépenses.

Ces sorties peuvent coûter jusqu’à 250 000 dollars par jour, a souligné al-Khafaji, sans inclure le coût des munitions et des missiles.

Le soutien des appareils de la coalition internationale « réduit significativement la durée des opérations et des missions militaires », a-t-il ajouté.

Il a précisé que l’armée de l'air américaine qui opère dans le cadre de la coalition internationale « n’a pas participé au bombardement des sites de l’EIIS mais a aidé à surveiller l’activité terroriste sur la frontière syrienne et a fourni à l’Irak d’importantes images par satellite ».

Échec de la propagande iranienne

Les organes de propagande iranienne en Irak qui servent les intérêts des milices pro-iraniennes « n’ont pas réussi à saper le rôle de la coalition internationale en Irak », a expliqué le chercheur Ahmed al-Janabi du Centre d’études Alnahrain.

« La participation de la coalition internationale aux opérations militaires de l’armée irakienne est devenue essentielle », a-t-il précisé à Diyaruna.

Les forces de la coalition internationale ont aidé l’Irak à « combler les lacunes sécuritaires et à analyser les données de la surveillance aérienne, sécuriser la frontière avec la Syrie et surveiller les mouvements des éléments de l’EIIS », a poursuivi al-Janabi.

Le consensus généralisé est que le partenariat entre l’Irak et les pays de la coalition internationale « apporte sécurité et stabilité, ce qui va à l’encontre de la propagande colportée par les milices », a-t-il continué.

Par contraste, a-t-il conclu, les milices alliées avec Esmail Qaani, le commandant de la Force al-Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique (FQ-CGRI), n’ont pu obtenir « que très peu » et servent uniquement à menacer la sécurité et la stabilité de l’Irak.

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