Sécurité

Des renforts fédéraux améliorent la sécurité dans Diyala

Khalid al-Taie

image

Des commandants militaires irakiens participent à une réunion de sécurité dimanche 15 novembre pour discuter d'un plan destiné à renforcer les unités militaires dans la province de Diyala. [Photo fournie par le commandement de la police de Diyala]

De nouveaux renforts militaires ont été déployés dans la province de Diyala, ont annoncé ce lundi 16 novembre les autorités irakiennes, pour tenter de renforcer la sécurité après une série d'attaques terroristes et d'actes de violence.

Diyala a connu une hausse du nombre d'attaques par les derniers éléments de l'EIIS dans plusieurs villages du district de Khanaqin, dans le nord d'al-Mouqdadiya, et dans le district d'al-Abbara de Baquba, a expliqué à Diyaruna Mouthanna al-Tamimi, le gouverneur de Diyala.

Des résidus de l'EIIS ont infiltré les vergers de la province et les faubourgs des villes, y trouvant refuge « après avoir réussi à échapper aux vastes campagnes de sécurité et aux pressions exercées contre eux dans les provinces voisines », a-t-il ajouté.

Les mesures de sécurité ont visé les résidus de l'EIIS dans Salaheddine et Kirkouk

image

Des unités militaires irakiennes cherchent des repaires de l'EIIS dans les campagnes entourant la localité d'Abou Saïda, dans la province de Diyala, le 28 mars. [Photo fournie par le ministère irakien de la Défense]

« L'augmentation de l'activité terroriste nous a poussés à faire appel au gouvernement fédéral pour qu'il prenne des mesures urgentes pour assurer la stabilité et la sécurité », a poursuivi al-Tamimi.

Le gouvernement a répondu à ces appels, a-t-il continué, soulignant que lors de cette réunion du 11 novembre, le Conseil ministériel pour la sécurité nationale a discuté du renforcement des mesures de sécurité dans Diyala.

Le Premier ministre Moustafa Khademi présidait ce conseil.

Une délégation de sécurité de haut niveau composée de responsables du ministère de l'Intérieur, du commandement des opérations conjointes et des renseignements militaires est arrivée samedi à Diyala pour examiner la situation sécuritaire, a ajouté al-Tamimi.

Les autorités locales ont fourni à cette délégation une présentation détaillée portant sur la nature des menaces terroristes et des défis sécuritaires, et un nouveau plan de déploiement a été mis en place, a-t-il dit.

Il prévoit de faire venir des troupes de Bagdad pour appuyer les forces de sécurité déjà stationnées dans la province, a précisé al-Tamimi.

Arrivée de renforts militaires

Les renforts militaires sont arrivés dimanche dans la province sous la supervision du ministre de l'Intérieur Othman al-Ghanimi, a-t-il ajouté, et « se sont déployés dans un premier temps aux entrées et aux sorties de la localité d'Abou Saïda et de ses villages ».

Il s'agit de la zone où « la sécurité est la plus difficile à assurer », a souligné al-Tamimi, « avec des groupes terroristes qui y opèrent en force en profitant de la densité des vergers et de la topographie complexe du terrain ».

Les conflits tribaux permanents contribuent à ce problème, a-t-il ajouté, tout comme la prolifération des armes qui échappe au contrôle de l'État.

Des unités supplémentaires les rejoindront dans quelques jours pour servir de réserve aux forces actuellement déployées dans la région, a-t-il poursuivi.

Elles incluent les forces de réponse rapide du ministère de l'Intérieur, le commandement de la police de Diyala, des unités de la 5e division de l'armée de terre, et des forces de la mobilisation populaire et tribale.

Ce plan de déploiement vise à « fournir des forces suffisantes pour mener de nombreuses opérations surprises contre les repaires terroristes dans les zones agricoles et difficiles d'accès [et] fermer leurs voies d'infiltrations », a-t-il continué.

Les efforts porteront sur la prise de contrôle intégrale des régions frontalières avec Salaheddine, a-t-il précisé, et le renforcement d'un « travail de renseignement de qualité ».

Un objectif supplémentaire sera de « réduire l'impact des groupes tribaux qui ne respectent pas l'État de droit », a-t-il conclu, soulignant que certains de ces groupes ont été accusés d'attaques et d'assassinats motivés par la revanche ou pour des raisons sectaires.

Aimez-vous cet article?

0 COMMENTAIRE (S)
Politique Commentaire * INDIQUE CHAMP NÉCESSAIRE 1500 / 1500