Terrorisme

Mort de hauts dirigeants de Hurras al-Din après une frappe américaine de drone dans Idlib

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Le véhicule dans lequel se trouvaient deux éléments du groupe Hurras al-Din dans la province d’Idlib a été visé par un drone, le 15 octobre. [Photo fournie par le centre de presse d’Idlib]

Une frappe de drone américaine a visé jeudi 15 octobre un véhicule dans lequel se trouvaient trois membres du groupe Hurras al-Din, dans le nord-ouest de la Syrie, tuant tous ceux qui se trouvaient à son bord.

Cette frappe d’un drone porte un coup sévère au groupe, a expliqué à Diyaruna l'activiste d’Idlib Haisam al-Idlibi.

Hurras al-Din est un groupe armé relativement petit mais puissamment armé, dirigé par des fidèles d’al-Qaïda. En juin, il avait joint ses forces à celles de quatre autres groupes partisans de la ligne dure opérant dans la région pour former le commandement Fathbatu.

Vu comme la branche d’al-Qaïda en Syrie, Hurras al-Din est un rival de Tahrir al-Sham, une alliance extrémiste dominée par d’anciens membres du Front al-Nosra (FAN) lié à al-Qaïda, bien qu’il arrive aux deux groupes de coopérer.

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Un membre de la défense civile syrienne (Casques blancs) éteint l'incendie de la voiture de Hurras al-Din après qu'elle a été bombardée le 15 octobre à Idlib. [Photo fournie par le centre de presse d’Idlib]

Cette frappe a eu lieu dans la localité d’Arab Saeed, dans la campagne à l’ouest d’Idlib, dans une région éloignée des centres de population, a précisé al-Idlibi.

Les premières informations ont confirmé la mort du haut dirigeant du groupe et ancien juge de la charia Abou Dhar al-Masri, et d'un autre responsable connu sous le pseudonyme d’Abou Youssouf al-Maghrebi, a-t-il précisé.

Selon des témoins oculaires, et contrairement aux affirmations des organes de médias extrémistes, « aucune femme ni aucun enfant ne se trouvaient dans la voiture », a-t-il ajouté.

Al-Idlibi a indiqué que la mort d’al-Masri porte un coup sévère au groupe, dans la mesure où il avait été l’un de ses fondateurs en 2018 après avoir contesté la direction prise par Tahrir al-Sham.

Al-Masri « respectait strictement les idées et les idéaux d’al-Qaïda », a ajouté al-Idlibi, soulignant que la plupart des éléments du groupe sont des Arabes et des ressortissants étrangers incapables de rentrer dans leurs pays d’origine parce que leurs noms figurent sur les listes de surveillance terroriste.

Al-Masri était responsable d’un institut d’enseignement de la charia où des enfants étaient conditionnés pour être la prochaine génération de terroristes fidèles à al-Qaïda, a-t-il poursuivi.

Dernièrement, les membres de Hurras al-Din avaient été placés en état d’alerte maximale par suite des litiges constants qui les opposaient aux autres groupes, qui ont conduit à des affrontements au cours desquels de nombreux combattants des deux parties ont été tués et blessés, a-t-il expliqué.

Mi-septembre, une autre frappe de drone avait tué le haut dirigeant de Hurras al-Din, Sayyaf al-Tunsi.

Al-Tunsi était un ancien dirigeant du FAN qui avait été mis sur la touche en raison de sa responsabilité présumée dans le massacre de vingt villageois druzes dans la province d’Idlib en 2015.

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