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Sécurité

Une frappe aérienne tue 8 combattants irakiens dans l'est de la Syrie

AFP

Un combattant des Forces de mobilisation populaire paramilitaires conduit sa moto dans la zone frontalière d'al-Qaim du côté irakien de la frontière, en face d'Albou Kamal dans la province syrienne de Deir Ezzor, le 12 novembre 2018. [Ahmad al-Rubaye / AFP]

Un combattant des Forces de mobilisation populaire paramilitaires conduit sa moto dans la zone frontalière d'al-Qaim du côté irakien de la frontière, en face d'Albou Kamal dans la province syrienne de Deir Ezzor, le 12 novembre 2018. [Ahmad al-Rubaye / AFP]

Une frappe aérienne dans l'est de la Syrie a tué huit combattants des Forces paramilitaires de mobilisation populaire (FMP) irakiennes pendant la nuit, a déclaré l'Observatoire syrien des droits de l'homme vendredi 10 janvier.

"Des avions non identifiés ont ciblé des véhicules et des dépôts d'armes dans la région d'Albou Kamal, provoquant une grande explosion", a indiqué le directeur de l'Observatoire Rami Abdel Rahman.

Au moins huit combattants irakiens des FMP ont été tués et plusieurs autres blessés, a-t-il dit.

Vendredi, la coalition internationale qui s'est battue contre "l'Etat islamique en Irak et en Syrie" (EIIS) a nié avoir mené la frappe.

Abdel Rahman a signalé que trois villages de la région d'Albou Kamal connus pour héberger des forces fidèles à Téhéran étaient la cible de frappes de drones depuis mercredi.

La frappe meurtrière intervient dans un contexte de tension en spirale entre les États-Unis et l'Iran, dont une grande partie s'est déroulée en Irak.

À la fin de l'année dernière, une frappe aérienne américaine en Irak a tué 25 combattants des FMP de la milice irakienne alignée à l'Iran, le Kataib Hezbollah, considéré comme l'un des plus proches de Téhéran.

Les partisans des milices irakiennes alignées à l'Iran ont ensuite pris d'assaut l'immense complexe de l'ambassade américaine dans le centre de Bagdad, aggravant encore la situation.

L'Arabie saoudite condamne la frappe contre l'Irak

Le 3 janvier, une frappe américaine près de l'aéroport de Bagdad a tué le commandant Qassem Soleimani du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (FQ-CGRI), ainsi que Abou Mahdi al-Muhandis, fondateur du Kataib Hezbollah.

Téhéran a juré une vengeance sanglante et a jusqu'à présent répondu par des missiles balistiques sur une base dans l'ouest de l'Irak abritant des troupes américaines et de la coalition.

L'Arabie saoudite a condamné jeudi "les violations iraniennes de la souveraineté irakienne", a indiqué un communiqué publié par l'agence de presse saoudienne après les frappes de représailles de l'Iran mercredi.

L'attaque a été dénoncée par le Premier ministre irakien, le ministère des Affaires étrangères et le président irakien Barham Saleh comme une violation de la souveraineté du pays.

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