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Les milices fidèles au CGRI à Deir Ezzor en état d'alerte

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Des combattants afghans de la brigade Fatemiyoun, affiliée au CGRI, dans un camp d'entraînement de la campagne de Deir Ezzor en Syrie. [Photo fournie par le Furat Post]

Les milices affiliées au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien qui opèrent dans la province syrienne de Deir Ezzor se sont repositionnées dans un état d'alerte accru, a indiqué un militant local.

Suite à la confirmation par le Pentagone vendredi 3 janvier que les États-Unis avaient tué à Bagdad Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods du CGRI, les milices ont évacué un grand nombre de leurs postes militaires, ne laissant que quelques éléments derrière elles.

Les milices affiliées au CGRI dans la province de Deir Ezzor ont déclaré un état d'alerte totale, a déclaré le militant Jamil al-Abed de Deir Ezzor à Diyaruna.

Ils sont en train de repositionner leurs combattants, a-t-il rapporté, et ont été observés quittant plusieurs des postes militaires qu'ils occupent dans la ville frontalière d'Albou Kamal et dans la ville de Deir Ezzor.

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Des combattants de la brigade Fatemiyoun, affiliée au CGRI, dans la campagne de Deir Ezzor. [Photo fournie par IranWire]

Les combattants qui avaient été stationnés à ces endroits ont été déplacés vers plusieurs positions sur les deux rives de l'Euphrate, a-t-il déclaré, et il n'en reste plus que quelques-uns pour garder les postes d'origine.

La milice Fatemiyoun, soutenue par le CGRI, composée de combattants afghans et contrôlée par des officiers iraniens, est fortement déployée à Deir Ezzor, a-t-il indiqué.

Ces combattants ont érigé des fortifications et creusé des tranchées autour de la ville de Deir Ezzor et dans le sud de la province, en particulier dans la zone des entrepôts d'Ayash et dans la ville de Harabesh, a fait savoir al-Abed.

Présence renforcée à la frontière

Les milices fidèles au CGRI ont également renforcé leur présence au poste-frontière d'Albou Kamal, qui relie cette ville syrienne à la ville frontalière irakienne d'al-Qaïm, a-t-il ajouté.

Le 29 décembre, al-Qaïm a été la scène de trois frappes aériennes américaines visant un groupe activiste pro-iranien, en représailles à une attaque à la roquette contre une base militaire irakienne à Kirkouk qui a tué un entrepreneur civil américain.

Le Pentagone a déclaré avoir ciblé des caches d'armes ou des installations de commandement et de contrôle liées au Kataeb Hezbollah dans l'ouest de l'Irak et l'est de la Syrie.

Les miliciens ont depuis lors restreint la circulation des civils et des marchandises pour ouvrir la voie au déploiement de combattants à al-Qaïm, a indiqué al-Abed, indiquant que des camions chargés de munitions ont été vus entrant en Syrie en provenance d'Irak.

Des milices fidèles au CGRI ont également été vues en train de se livrer à des activités inhabituelles près du pont d'Albou Kamal et des villages d'al-Suwaiya et d'al-Herri, a précisé al-Abed.

Elles ont imposé un couvre-feu aux civils dans ces zones, n'autorisant que ceux qui obtiennent un permis spécial, la plupart étant proches de ces milices ou des familles des membres de la milice, à se déplacer, a-t-il déclaré.

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