Terrorisme

Des combattants de l'EIIS se rassemblent à al-Hawija et cherchent à fortifier la ville

Par Khalid al-Taie

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De jeunes Irakiens d'al-Hawija suivent un entraînement militaire pour libérer leur ville de « l'Etat islamique en Irak et en Syrie». [Photo fournie par Wasfi Al Assi]

Alors que des éléments de « l'Etat islamique en Irak et en Syrie» (EIIS) fuient les champs de bataille irakiens, beaucoup d'entre eux ont trouvé refuge dans la ville d'al-Hawija, dans la province de Kirkouk, a indiqué un responsable local à Diyaruna.

Ils cherchent désormais à fortifier la zone contre les forces irakiennes, en piégeant les routes principales menant à la ville, selon Burhan al-Assi, membre du conseil provincial de Kirkouk.

Les combattants de l'EIIS ont posé des mines et des engins explosifs improvisés le long des trous routes principales menant à al-Hawija et qui la relie aux villes de Kirkouk, Tikrit et al-Sharqat, a déclaré al-Assi à Diyaruna lundi 19 juin.

Ceci a pour but de bloquer les opérations militaires devant repousser le groupe hors de la ville, a-t-il expliqué, « surtout maintenant que la reprise du territoire de Mossoul s'approche ».

Alors que les combattants de l'EIIS fuient les zones de combat et les forces irakiennes, al-Hawija est devenue un « quartier général secondaire » pour eux, a déclaré al-Assi.

Le groupe « essaie d'atteindre un refuge sûr » suite aux pertes qu'il a subies, a-t-il poursuivi.

Environ 4 000 combattants de l'EIIS se trouvent actuellement dans la ville, a-t-il estimé ; bien plus qu'avant le début des batailles pour libérer les provinces de Salaheddine, de l'Anbar et de Ninive.

Civils pris au piège

En plus de bloquer les opérations militaires attendues, l'EIIS a miné les routes pour empêcher les résidents de fuir la ville, a-t-il indiqué, pour pouvoir les utiliser comme boucliers humains contre les forces terrestres irakiennes et les frappes aériennes de la coalition.

Les civils pris au piège dans la ville ont subi de mauvais traitements aux mains de l'EIIS, a rapporté al-Assi, ajoutant que le groupe leur inflige « de sévères châtiments collectifs sous différents prétextes pour accroître leur peur ».

« La situation pour les habitants assiégés est catastrophique et intolérable », a-t-il indiqué, notant que la ville connaît également une pénurie de nourriture.

En début de semaine, le groupe a tendu une embuscade a des habitants, en tuant 30, parmi lesquels des femmes et des enfants, alors qu'ils tentaient de fuir la ville, a indiqué al-Assi.

« Il ne se passe pas un jour sans que des gens ne soient torturés ou arrêtés », a-t-il fait savoir, ajoutant que dimanche, le groupe a cassé les jambes de quatre jeunes avec des pierres « parce qu'ils avaient trouvé des téléphones portables sur eux ».

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