Terrorisme

Une frappe de drone américain tue 17 extrémistes dans le nord-ouest de la Syrie

AFP

image

Des manifestants syriens protestent contre le gouvernement syrien et contre la campagne militaire syro-russe dans le pays, le 23 octobre dans la ville d'Idlib, tenue par l'opposition, dans le nord-ouest de la Syrie. [Omar Haj Kadour / AFP]

L'armée américaine a mené jeudi 22 octobre une frappe de drone contre des dirigeants d'al-Qaïda dans le nord-ouest de la Syrie près de la frontière turque, tuant 17 extrémistes.

« Les forces américaines ont mené une frappe contre un groupe de hauts dirigeants d'al-Qaïda en Syrie (AQ-S) réunis près d'Idlib, en Syrie », a déclaré le major Beth Riordan, porte-parole du Commandement central américain (CENTCOM).

« La destitution de ces dirigeants de l'AQ-S perturbera la capacité de l'organisation terroriste à comploter et à mener des attaques mondiales menaçant des citoyens américains, nos partenaires et des civils innocents », a déclaré Riordan dans un communiqué.

Elle n'a pas précisé le nombre de décès dans la frappe.

Cependant, l'Observatoire syrien des droits de l'homme a déclaré que l'opération, qui visait un dîner-réunion d'extrémistes dans le village de Jakara dans la région de Salqin, avait tué au moins 17 extrémistes, dont 11 dirigeants.

L'Observatoire a rapporté que cinq civils figuraient également parmi les personnes tuées.

Le village se trouve dans le dernier bastion majeur de l'opposition à Idlib, dominé par Tahrir al-Sham, dirigé par un ancien affilié d'al-Qaïda, et ses alliés de l'opposition.

Mais d'autres groupes extrémistes, y compris la faction rivale Horras al-Deen liée à al-Qaïda, sont également présents dans la région.

Le chef de l'Observatoire, Rami Abdel Rahman, a déclaré que cinq extrémistes non syriens figuraient parmi les personnes tuées, mais que leur nationalité n'était pas immédiatement connue.

« Ils avaient été invités à dîner dans une tente dans une ferme à Jakara », a-t-il indiqué.

« C'est une réunion de dirigeants opposés à Tahrir al-Sham et qui rejettent les accords russo-turcs » qui a conduit à une trêve fragile à Idlib, a-t-il dit. « Certains étaient proches de Horras al-Deen ».

Un accord conclu en mars entre le partenaire de l'opposition Ankara et l'allié du gouvernement Moscou a mis fin à une offensive meurtrière des forces gouvernementales contre la région d'environ trois millions de personnes.

Une coalition dirigée par les États-Unis est présente dans l'est du pays, où ses frappes aériennes ont soutenu les forces dirigées par les Kurdes luttant contre les éléments restants de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS).

Aimez-vous cet article?

0 COMMENTAIRE (S)
Politique Commentaire * INDIQUE CHAMP NÉCESSAIRE 1500 / 1500