Sécurité

Les tribus du sud de l’Irak favorables à la chasse aux armes non répertoriées

Alaa Hussein à Bagdad

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Cette photo montre les armes saisies lors de l’opération « Real Promise » dans la province de Maysan, dans le sud du pays. [Photo fournie par le ministère irakien de la Défense]

Les leaders tribaux dans les provinces méridionales de l’Irak ont largement salué les récentes initiatives du gouvernement visant à saisir les armes non répertoriées et arrêter les individus recherchés, ont expliqué des responsables à Diyaruna.

Le 5 septembre, le commandement des opérations conjointes a lancé une série d’opérations baptisées « Real Promise », qui prévoient la saisie des armes illicites non répertoriées dans les régions qui ont été le théâtre de conflits armés entre les tribus.

Ces opérations, qui dureront jusqu’au 15 septembre, portent sur les provinces de Bassorah, Maysan, Mouthanna et Dhi Qar dans le sud de l’Irak, ainsi que les régions tribales d’al-Fadiliya et Huseinyat al-Maamel dans la province de Bagdad.

Des unités des services antiterroristes (CTS) et des régiments des forces spéciales ont participé aux opérations menées dans Bagdad, tandis que des forces de l’armée irakienne, des Marines, des gardes-frontières et de l’Unité de réponse d’urgence de la police (ERU) ont mené des opérations dans Bassorah.

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Les forces irakiennes ont lancé le 5 septembre une série d’opérations de grande envergure destinées à mettre la main sur les armes non répertoriées dans les provinces du sud. [Photo fournie par le ministère irakien de la Défense]

La Division irakienne de réponse rapide a mené pour sa part des raids dans la province de Maysan, aux côtés de la police locale.

Ces différentes opérations ont permis la saisie de centaines d’armes non enregistrées de petit et moyen calibres et l’arrestation de dizaines d’individus recherchés.

Elles ont entraîné des affrontements qui ont conduit à la neutralisation de plusieurs individus recherchés et la mort d’un officier du rang de la force de réponse rapide originaire du district de Qalaat Saleh dans la province de Maysan.

Ces opérations, menées dans les zones tribales dans les faubourgs des villes et des districts, ont été largement saluées par les leaders tribaux, qui se sont empressés de saluer les missions menées par les forces de sécurité dans leurs zones.

Cheikh Hasan al-Sayed Hamad, chef du clan al-Naim dans la province de Bassorah, a déclaré à Diyaruna que les habitants de Bassorah, notamment les anciens, les hommes des tribus et les notables, « apportent leur plein soutien aux récentes opérations de sécurité qui visent à saisir les armes non répertoriées ».

Il s’est félicité de la traque des individus recherchés et des hors-la-loi qui « représentent une menace autant pour leurs tribus que pour le reste de la société ».

Les tribus désavouent les militants

Cheikh Fakher al-Saihoud a expliqué que certains militants et hors-la-loi utilisent les tribus comme couverture pour se livrer à des actes criminels qui « contreviennent aux traditions de la société irakienne et aux coutumes de son peuple ».

« Les tribus irakiennes sont totalement innocentes de ces gens et des gangs armés, de ceux qui sont derrière eux et tirent les ficelles », a-t-il déclaré à Diyaruna, ajoutant que les tribus désavouent l’usage des armes illégales entre les civils.

Pour al-Saihoud, un haut responsable des clans de la tribu Ghazi dans le sud de l’Irak, la majorité des leaders tribaux en Irak « soulignent leur respect de la loi et de la constitution ».

Ces opérations « Real Promise » ont été « très bien accueillies et ont donné lieu à une coopération inégalée de la part des chefs des clans dans la province d’al-Muthanna », a expliqué le général de brigade Abdoul-Ridha Kateh, chef de la police, à Diyaruna.

La coopération des citoyens et des hommes des tribus a permis d’obtenir de très bons résultats en matière de saisie d’armes et d’arrestations d’individus recherchés, a-t-il poursuivi, précisant que plus de 90 personnes avaient été arrêtées lors de ces opérations.

Les tribus irakiennes viennent compléter le travail des forces de sécurité dans le maintien de la sécurité et sont le principal pilier de la stabilité et de la sûreté, a-t-il conclu, soulignant qu’ils n’acceptent pas la présence de hors-la-loi parmi les membres de leurs clans.

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