Sécurité

Découverte d'un charnier de l'EIIS par les forces irakiennes à Heet

Khalid al-Taie

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Des soldats irakiens et une équipe d'enquêteurs conduisent les premières enquêtes sur le charnier d'al-Arida, dans la province de l'Anbar, qui contiendrait les restes de victimes de l'EIIS, sur cette photo postée le 5 décembre 2016. [Photo fournie par la Fondation irakienne des martyrs]

Les forces irakiennes ont découvert un charnier de victimes de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) dans le district de Heet dans l'Anbar, dimanche 5 avril, a déclaré à Diyaruna le commandant des forces tribales de l'Anbar Sheikh Qatari Samarmad al-Obeidi.

« Sur la base de renseignements, des forces conjointes du commandement des opérations dans al-Jazeera et de la 29e brigade de la 7e division de l'armée de terre ont conduit une opération de recherche dans le village d'al-Khouda, dans le sud de Heet », a précisé al-Obeidi.

Ces forces « ont d'abord mis à jour un tunnel et des caches d'armes contenant une moto », a-t-il poursuivi. « Mais après une inspection minutieuse du site, elles y ont découvert des restes humains. »

« Il est alors apparu qu'il s'agissait d'un charnier de victimes assassinées par l'EIIS », a-t-il ajouté.

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Des commandants et des officiers irakiens lors d'une opération de reconnaissance dans le désert à l'ouest de l'Anbar dans le district de Heet, le 3 avril. [Photo fournie par le ministère irakien de la Défense]

Découverte des restes d'au moins 20 personnes

« Selon les premières estimations, ce charnier contient les restes d'au moins une vingtaine de victimes », a souligné al-Obeidi.

Ce sont les restes de civils originaires de Heet et de membres de l'armée et de la police irakiennes tués entre 2014 et 2016, lorsque l'EIIS contrôlait le district, a-t-il précisé.

Ce charnier montre, une nouvelle fois, la face haineuse des terroristes qui ont commis d'innombrables atteintes aux droits de l'homme, a-t-il continué.

« Le terrorisme continue de heurter ses victimes dès que l'occasion lui en est donnée », a-t-il déclaré, soulignant que dimanche, trois éléments de l'EIIS avaient attaqué un poste de sécurité de la 1re division d'infanterie dans le désert à l'ouest d'al-Rutba, près de l'autoroute internationale.

« Cette attaque a provoqué la mort de quatre soldats et en a blessé deux autres, et les trois assaillants ont été pourchassés et abattus », a-t-il précisé.

Poursuite des opérations contre l'EIIS

« Cette attaque ne reflète pas une faiblesse des mesures de sécurité ni une négligence dans les efforts pour lutter contre l'ennemi, car les opérations de recherche et de traque des terroristes dans les régions désertiques se poursuivent sans relâche », a-t-il ajouté.

Les opérations de reconnaissance aérienne se déroulent dans le désert occidental selon un rythme de trois sorties par semaine, a-t-il expliqué, ajoutant que le major général Qassim al-Mohammedi, commandant des opérations dans al-Jazeera, avait participé le 6 avril à une mission de reconnaissance en compagnie d'autres officiers.

« Pour leur part, les forces des tribus al-Obeid, Albou Mahl, al-Jaghaifa et al-Karabila participent également en grands nombres à ces opérations pour traquer les terroristes au plus profond du désert », a ajouté al-Obeidi.

« Mais sécuriser totalement toutes les régions désertiques reste une tâche extrêmement difficile, et l'ennemi sait tirer parti de la topographie du désert et de l'immensité de la région pour se cacher dans des sites dissimulés et lancer des attaques occasionnelles », a-t-il indiqué.

Al-Obeidi a révélé que les forces de sécurité lanceront prochainement une « campagne militaire majeure » de dix jours destinée à ratisser de vastes étendues dans le désert d'al-Tharthar, le nord du district de Raoua, le Wadi Houran et le Wadi al-Qathf pour y découvrir les repaires et y traquer les résidus de l'EIIS.

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