Manifestations

Le régime syrien perd son emprise sur la province de Daraa

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Des activistes antirégime de la province méridionale de Daraa déclarent leur soutien à la ville de Nahta, où des affrontements ont éclaté entre des activistes et les forces du régime syrien. [Photo fournie par la Ligue libre Horan]

Les forces du régime syrien ont globalement perdu le contrôle de la province méridionale de Daraa suite à une vague d'opposition à leur présence dans la région, a rapporté un militant local.

Des jeunes armés ont attaqué et occupé des postes de contrôle de sécurité et des barricades et ont détenu les soldats qui les occupaient, a fait savoir le militant Jumaa al-Masalma à Diyaruna.

Ces actions viennent en réponse aux arrestations arbitraires menées par les forces du régime, a-t-il déclaré, ajoutant que « les forces du régime ont commencé à perdre le contrôle de la province de Daraa ».

Au cours des dernières heures, des jeunes armés ont attaqué un grand nombre de postes de contrôle de sécurité et de postes de l'armée et ont affronté les soldats du régime, a-t-il rapporté.

Selon al-Massalma, ces développements découlent de la tension qui couve depuis un certain temps au sujet de la campagne d'arrestations arbitraires du régime, et de son refus d'arrêter les arrestations et de libérer les détenus.

Incident à Nahta

Les derniers affrontements ont été déclenchés par l'arrestation d'un habitant de la ville de Nahta, dans la campagne de l'est de Daraa, qui a incité les habitants à attaquer et occuper un poste militaire du régime et à détenir les soldats qui s'y trouvaient, a indiqué al-Masalma.

La vague de colère s'est rapidement propagée aux villes et villages voisins, où de nombreux habitants ont exprimé leur solidarité avec Nahta après que le régime avait menacé de prendre d'assaut la ville pour libérer ses soldats, a-t-il ajouté.

Certains postes de contrôle à Daraa sont désormais occupés par des groupes armés locaux, a-t-il fait savoir, et les soldats du régime qui les occupent ont été arrêtés.

D'autres postes de contrôle connaissent des affrontements intermittents qui durent des heures, a-t-il ajouté, notant que la tension règne dans les villes de Karak al-Sharqi, Saïda, Tafas, al-Maliha al-Gharbiyah, Dael, Tal Shihab, al-Muzayrib, Maaraba et Nawa.

« La population locale a répété l'appel lancé au régime pour libérer les détenus locaux », a-t-il indiqué, plusieurs déclarations exigeant leur libération et en faisant dépendre la libération des soldats du régime et le rétablissement du calme.

Al-Masalma a indiqué que les militants ont documenté l'arrestation arbitraire de 1 000 jeunes dans la région, précisant que le régime a refusé de révéler leur emplacement ou de dévoiler les accusations portées contre eux.

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