Terrorisme

Tahrir al-Sham expulse les PDI des mosquées d'Idlib

Par Waleed Abou al-Khair au Caire

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Des enfants syriens marchent dans la boue laissée par les récentes fortes pluies dans un camp de déplacés dans la province d'Idlib. [Photo offerte par d'Idlib Plus]

Tahrir al-Sham a averti les déplacés internes dans la province syrienne d'Idlib qu'ils devaient quitter les mosquées où ils se trouvaient à l'abri du régime syrien et des frappes aériennes et bombardements russes, a déclaré un militant local.

Un chef religieux affilié à Tahrir al-Sham a informé les personnes déplacées se réfugiant dans les mosquées Shuaib et Saad dans la ville d'Idlib qu'elles devaient les quitter, a déclaré à Diyaruna le militant d'Idlib Mossab Assaf.

"La raison invoquée est que la présence de PDI a perturbé les cours de charia normalement organisés dans ces mosquées pour les éléments de Tahrir al-Sham", a indiqué Assaf.

Cette décision a déclenché une vague de colère dans la région d'Idlib, a-t-il dit, notant que la mosquée Saad abrite environ 200 civils, dont des femmes et des enfants, et que la mosquée Shuaib abrite environ 100 personnes.

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Un membre des Casques blancs pleure alors qu'elle tient un enfant tué dans l'une des frappes aériennes qui ont visé la ville d'Ariha dans la campagne d'Idlib. [Photo de la défense civile syrienne]

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Des habitants de la ville d'Ariha, dans la province d'Idlib, sont ici immédiatement aperçus au lendemain d'une frappe aérienne meurtrière. [Photo de la défense civile syrienne]

La plupart de ceux qui se sont réfugiés dans les mosquées ont fui la ville de Maaret al-Numan, dans la province d'Idlib, et d'autres villes de la région rurale d'Idlib, a indiqué Assaf.

Les responsables des mosquées ont également interdit aux PDI d'utiliser les toilettes ou les robinets d'eau, ce qui les a laissés dans une situation déplorable, a-t-il dit.

A la recherche d'abri des frappes aériennes

En plus de leur refuser un abri dans les mosquées, a déclaré Assaf, Tahrir al-Sham n'a pas fourni d'abris alternatifs à la population déplacée.

L’alliance n'a pas non plus proposé de les transporter dans les camps de déplacés situés aux confins de la province d'Idlib, près de la frontière turque, qui sont considérés comme sûrs, a-t-il fait savoir.

Ces camps abritent actuellement des dizaines de milliers de civils qui ont été déplacés ces dernières semaines à la suite de frappes aériennes syriennes et russes, a ajouté Assaf.

Les frappes aériennes ont touché un certain nombre d'installations civiles, notamment des hôpitaux et des écoles, ainsi que des maisons privées, et ont tué et blessé un grand nombre de civils, dont de nombreux enfants, a-t-il souligné.

Dimanche 5 janvier, des frappes aériennes du régime syrien sur la ville d'Ariha à Idlib ont tué neuf civils et blessé plus de 19 personnes, a déclaré l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Le 1er janvier, des missiles tirés par les forces du régime ont tué neuf civils, dont cinq enfants, dans une école transformée en refuge dans la ville de Sarmin.

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