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Éducation |

Fermeture des écoles d'Idlib à cause des frappes et des bombardements

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Les élèves de l'école al-Ghassaniyah dans la campagne d'Idlib sont évacués en lieu sûr dans un véhicule de la défense civile syrienne. [Photo fournie par la défense civile syrienne]

Des frappes aériennes et de lourds bombardements dans la province d'Idlib, non loin de la ville d'Idlib et d'Ariha et aux confins de la province d'Alep, ont endommagé des dizaines d'écoles et les ont contraintes à fermer, a indiqué un militant local.

La décision de suspendre les cours a été prise par crainte pour la sécurité des élèves, a expliqué à Diyaruna Haisam al-Idlibi, un militant d'Idlib.

Selon la défense civile syrienne (les Casques blancs), plus de 75 écoles des provinces d'Idlib et d'Alep ont été prises sous les bombardements des quatre derniers mois.

Ces écoles ont été contraintes de fermer après avoir été endommagées et parfois détruites, et n'étaient de ce fait pas sûres, a-t-il expliqué.

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Un membre des Casques blancs inspecte l'école d'al-Hanboushiyah après que trois enfants y ont été blessés. [Photo fournie par la défense civile syrienne]

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Un volontaire donne un cours aux enfants de familles déplacées dans une oliveraie de la campagne d'Idlib. [Photo fournie par la défense civile syrienne]

Les services de l'éducation dans l'est, l'ouest et le sud rural d'Idlib, dans les villes de Maarat al-Numan et d'Ariha et dans les zones situées aux confins de la province d'Alep ont annoncé la suspension totale des cours, a ajouté al-Idlibi.

Cette décision a été prise pour assurer la sécurité des enfants, a-t-il expliqué, en partie en raison de l'escalade des frappes aériennes et des bombardements russes et du régime syrien.

Certaines écoles avaient initialement choisi de reprendre les cours comme à l'ordinaire, a-t-il ajouté, mais ont dû rapidement fermer leurs portes après avoir été prises sous des bombardements.

Les écoles prises sous le feu

Lundi 9 décembre, les Casques blancs sont intervenus et ont rapidement évacué une école de la ville d'al-Ghassaniyah qui avait été prise sous les bombardements de l'artillerie.

Et mardi, trois enfants ont été blessés lorsque l'école d'al-Hanboushiyah, dans les faubourgs de Jisr al-Shughour, a été prise sous des bombardements, a raconté al-Idlibi.

Les militants syriens avaient auparavant mis en garde que les cours pouvaient être suspendus en raison des conditions de sécurité, et avaient demandé que les écoles soient considérées comme autant de terrains neutres, a poursuivi al-Idlibi.

La vague de déplacements de civils des villes, des bourgades et des villages de la région a été un autre facteur qui a eu un impact direct sur cette suspension des cours, a-t-il souligné.

« Le soutien et le financement de l'éducation font à tel point défaut que l'enseignement est dispensé bénévolement à Idlib et dans les camps de déplacés par des professeurs, des militants et des étudiants de l'enseignement supérieur », a-t-il expliqué.

Cela permet aux enfants de ne pas être totalement privés d'une éducation, a-t-il déclaré.

Des enfants parmi les morts

Le 2 décembre, huit enfants ont été tués lors d'attaques dans la localité de Tal Rifaat, dans le nord d'Alep, tous âgés de moins de 15 ans, a rapporté l'UNICEF.

« Cela porte le nombre d'enfants tués dans le nord de la Syrie à au moins 34 au cours des quatre dernières semaines seulement », a indiqué cette agence onusienne, ajoutant qu'elle était « choquée et attristée » par ces rapports.

« Le nombre d'enfants tués augmente alors que la violence sans fin se poursuit dans plusieurs parties de la Syrie », a poursuivi l'UNICEF.

« En pratiquement neuf années de conflit, le principe fondamental de protection des enfants a été totalement bafoué », a-t-elle ajouté.

« L'UNICEF rappelle à toutes les parties engagées dans ce conflit en Syrie que les enfants doivent toujours être protégés, qu'ils ne sauraient constituer des cibles, et que ceux qui tuent délibérément des enfants devront répondre de leurs actes. »

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