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Terrorisme |

Des roquettes touchent un complexe militaire près de l'aéroport de Bagdad

AFP

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Des membres de l'unité militaire irakienne d'Intervention rapide participent à un défilé sur une base militaire dans l'aéroport international de Bagdad pour marquer le premier anniversaire de la victoire du pays contre l'EIIS, le 10 décembre 2018 [Ahmad al-Rubaye/AFP]

Plusieurs roquettes ont frappé un complexe militaire irakien près de l'aéroport international de Bagdad lundi 9 décembre, blessant six soldats irakiens, a fait savoir l'armée.

Les forces de sécurité ont trouvé des lanceurs avec des roquettes qui n'avaient pas été tirées correctement, indiquant qu'une attaque plus importante était prévue, a indiqué un communiqué militaire.

C'est la dernière attaque à la roquette en date, qui se multiplient récemment, ciblant des bases irakiennes où se trouvent des troupes américaines ou l'ambassade américaine à Bagdad.

Des responsables américains de la défense ont accusé plusieurs factions soutenues par l'Iran en Irak.

Des sources de sécurité ont fait savoir que les personnes blessées lors de l'attaque de lundi sont membres des Services de lutte antiterroriste irakiens, une unité d'élite créée et entraînée par les forces américaines.

Deux d'entre elles sont dans un état critique, ont précisé ces sources.

Le complexe militaire héberge également un petit groupe de soldats et diplomates américains.

Au moins neuf attaques en l'espace de six semaines ont visé des cibles américaines en Irak.

Il n'y a eu aucune revendication, et aucun personnel américain n'a été blessé.

Des sources de sécurité ont lié au moins une attaque la semaine dernière au Kataib Hezbollah, une faction proche de Téhéran et inscrite sur la liste noire de Washington.

Nouvelle série de sanctions

Vendredi, le Trésor américain a imposé des sanctions à Qais al-Khazali, chef d'Asaib Ahl al-Haq, une milice soutenue par l'Iran.

Le Trésor a accusé Asaib Ahl al-Haq de « disparitions forcées, enlèvements, meurtres et tortures à grande échelle » en vertu de la loi Global Magnitsky.

Ces mesures bloquent les transactions financières avec les États-Unis et les voyages aux États-Unis pour les personnes qui commettent des violations des droits de l'homme ou des actes de corruption.

Laith al-Khazali, le frère de Qais, qui est également membre de Asaib Ahl al-Haq, et Abou Zeinab al-Lami, qui dirige l'appareil de sécurité des forces de mobilisation populaire, ont également été sanctionnés.

L'homme d'affaires et influente personnalité politique irakienne Khamees al-Khanjar, qui entretient des liens étroits avec les principaux partis politiques irakiens, a également été frappé de sanctions pour corruption.

Il s'agit du deuxième groupe de ressortissants irakiens que les États-Unis ont sanctionnés en vertu de la loi Global Magnitsky.

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