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Pompeo pointe l'Iran du doigt à l'origine des manifestations au Moyen-Orient

AFP

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Un manifestant irakien brandit le drapeau national dans la ville sainte de Nadjaf, dans le sud de l'Irak, le 1er décembre. [Haidar Hamdani/AFP]

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a déclaré lundi 2 décembre que l'Iran est le dénominateur commun aux mouvements de protestation qui secouent le Moyen-Orient, affirmant que les manifestations en Irak, au Liban et en Iran lui-même montraient une opposition au régime des mollahs.

Tout en reconnaissant des raisons locales diverses à ces agitations qui balaient le Moyen-Orient et d'autres régions, Pompeo a pointé la responsabilité de l'Iran.

Le Premier ministre irakien Adel Abdoul Mahdi a démissionné « parce que le peuple exigeait la liberté et que les forces de sécurité avaient tué des dizaines et des dizaines de personnes. Cela est en grande partie le résultat de l'influence iranienne », a ajouté Pompeo.

« Il en va de même au Liban, lors des manifestations de Beyrouth », a-t-il affirmé à l'université de Louisville.

« Ils veulent que le Hezbollah et l'Iran quittent leur pays, quittent leur système en tant que force violente et répressive », a-t-il expliqué.

Selon lui, les manifestations en Iran, dont Amnesty International affirme qu'elle ont fait plus de 200 personnes, ont montré que les Iraniens eux aussi « en ont assez ».

« Ils voient une théocratie qui volent leur argent, les ayatollahs qui détournent des dizaines et des dizaines de millions de dollars », a-t-il continué.

En Irak et au Liban, les manifestants demandaient au départ la fin de la corruption, de plus grands efforts de création d'emplois et une restructuration du système politique.

En Irak, Abdoul Mahdi a démissionné de ses fonctions la semaine dernière à la suite d'une vague de violences qui a fait plus de 420 morts, en grande majorité des manifestants.

La semaine dernière, des manifestants ont incendié le consulat iranien à Nadjaf.

Au Liban, les États-Unis ont tenté d'isoler le Hezbollah, la milice pro-iranienne qui est aussi un parti politique qui était présent au sein du précédent gouvernement.

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