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En Irak, un projet pilote aide d'anciens DI à gagner leur vie

Khalid al-Taie

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Des familles irakiennes dans un camp de déplacés montent dans un bus pour rentrer dans leurs régions dans la ville d'al-Qaim, dans la province de l'Anbar, le 1er octobre. [Photo fournie par le ministère irakien des Migrations et des Déplacements]

Mercredi 6 novembre, le gouvernement irakien a annoncé qu'il avait commencé à distribuer plus de 1 000 projets générateurs de revenu aux chefs de familles revenant dans les zones libérées de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS).

Il s'agit d'un projet pilote dans le cadre d'un programme à grande échelle qui devrait bénéficier à des milliers de familles vulnérables qui ont du mal à se réimplanter dans leurs villes d'origine et améliorer leurs conditions de vie, a expliqué le gouvernement.

Le ministère des Migrations et des Déplacements a mené une étude complète pour ce programme, a précisé Ali Jahankir, directeur général du service des affaires de la branche du ministère.

Ce programme s'attache à apporter un soutien aux familles pauvres et à les aider à surmonter les défis qu'elles rencontrent lorsqu'elles rentrent des camps de déplacés dans leurs anciennes régions, a-t-il expliqué à Diyaruna.

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Des colis d'aide sont distribués aux familles qui reviennent dans les provinces de l'Anbar et de Diyala, le 22 juillet. [Photo fournie par le ministère irakien des Migrations et des Déplacements]

« Nous avons consulté ces chefs de familles et les avons interrogés sur la nature des petits projets qu'ils aimeraient monter et comment nous pourrions les aider à réaliser leurs aspirations », a-t-il indiqué.

Ces familles ont proposé différents types de projets, a poursuivi Jahankir.

« Certains souhaitaient ouvrir une boutique de barbier, un atelier de charpentier ou de forgeron, d'autres un petit magasin, etc. », a-t-il ajouté.

Au départ, a-t-il précisé, le programme a fourni une formation professionnelle aux participants, les inscrivant dans des cours de formation intensive en coopération avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies.

La prochaine étape consiste à les équiper avec l'équipement dont ils ont besoin.

« Nous avons acheté des équipements , des machines et des outils pour 1 000 projets pour un coût de deux milliards de dinars irakiens (1,6 million USD), et avons commencé à les distribuer aux participants », a poursuivi Jahankir.

Possibilité d'extension

Les projets ont commencé à être distribués aux participants au programme dans l'Anbar, a continué Jahankir, avant de passer à Ninive, puis aux provinces de Salaheddine, de Kirkouk et de Diyala, jusqu'aux confins de Bagdad.

La part de chaque province est estimée selon le pourcentage de déplacés internes (DI) revenus dans cette région, a-t-il précisé.

Il s'agit actuellement d'un programme pilote, a-t-il indiqué, « et nous le poursuivrons jusqu'à la fin de l'année pour en évaluer les résultats, afin d'envisager la possibilité de l'étendre l'année prochaine et d'augmenter le nombre de projets ».

Si des fonds suffisants sont alloués, ce programme pourra potentiellement venir en appui à plus de 1 000 projets, a ajouté Jahankir.

Le but est de diversifier à la fois les projets et les groupes de participants, a-t-il indiqué, soulignant que le ministère cherche à aider les agriculteurs défavorisés qui sont revenus à lancer des projets générateurs de revenus de différentes manières.

Cela peut inclure la fourniture de matériels agricoles, de serres ou de ruches, en fonction des besoins ou de la situation de chacun, a-t-il précisé.

« Nous souhaitons transformer les personnes les plus affectées par le terrorisme en personnes productives, capables de soutenir leurs familles, avec la possibilité qu'à l'avenir, elles emploient d'autres personnes sans emploi dans leurs projets », a-t-il conclu.

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