Sécurité

Les États-Unis attaquent des leaders extrémistes dans le nord-ouest de la Syrie

AFP

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Un B-52H Stratofortress américain affecté à la 20e escadrille expéditionnaire de bombardement atterrit le 8 mai. [Photo fournie par l'armée de l'air américaine]

Samedi 31 août, les forces américaines ont attaqué des leaders extrémistes dans le nord-ouest de la Syrie, a indiqué le Pentagone.

Le département américain de la Défense a précisé qu'il avait ciblé des leaders d'al-Qaïda dans le nord de la province d'Idlib, sans préciser toutefois quel type d'armes avait été employé.

Cette attaque a visé des leaders de groupes extrémistes et des factions alliées près de la ville d'Idlib, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

L'attaque américaine par des missiles « visait une réunion organisée par les leaders de Hurras al-Din, Ansar al-Tawhid et d'autres groupes alliés à l'intérieur d'un camp d'entraînement », a ajouté le directeur de l'observatoire, Rami Abdel Rahman.

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Des combattants de Tahrir al-Sham traversent le village de Hamameyat, à la frontière entre les provinces de Hama et d'Idlib, le 11 juillet. [Omar Haj Kadour/AFP]

Elle a permis de neutraliser au moins 40 leaders extrémistes, a poursuivi l'observatoire.

Dans un communiqué, l'US Central Command (CENTCOM) a précisé que cette attaque avait ciblé des leaders d'al-Qaïda en Syrie (AQ-S) « responsables d'attaques qui avaient visé des ressortissants américains, nos partenaires et des civils innocents ».

« De plus, la destruction de ces installations portera un coup supplémentaire à leur capacité à conduire de nouvelles attaques et à déstabiliser la région », a poursuivi ce communiqué.

« Le nord-ouest de la Syrie reste un refuge où les leaders d'AQ-S coordonnent activement les activités terroristes dans la région et dans l'ouest », a-t-il ajouté.

« Avec nos alliés et nos partenaires, nous continuerons de cibler les extrémistes violents pour les empêcher d'utiliser la Syrie comme un refuge », a-t-il déclaré.

Un correspondant de l'AFP indique avoir vu des nuages de fumée s'élever au-dessus de la zone après que des explosions eurent frappé ce repaire extrémiste.

Rien n'a permis de savoir immédiatement si les missiles avaient été tirés depuis des avions ou à partir de positions au sol, a ajouté l'observatoire.

Le CENTCOM a refusé de préciser quel type d'armes avait été utilisé.

Hurras al-Din, lié à al-Qaïda, a été fondé en février 2018 et compte quelque 1800 combattants, y compris des non-Syriens, selon l'observatoire.

Le groupe et son allié d'Ansar al-Tawhid opèrent tous deux dans la région d'Idlib et sont membres d'un commandement extrémiste conjoint qui comprend également Tahrir al-Sham.

Trêve temporaire

Cette frappe américaine survient alors que les récents bombardements du régime syrien sur la province d'Idlib ont fait un mort parmi les civils lors d'une première violation d'une trêve appuyée par la Russie pour la région qui était entrée en vigueur quelques heures auparavant, a poursuivi l'observatoire.

Les frappes aériennes du régime syrien sur la région d'Idlib s'étaient interrompues samedi aux premières heures, après que le régime eut accepté un cessez-le-feu après quatre mois de bombardements meurtriers, a -t-il ajouté.

Mais le bombardement de la ville de Kafr Nabl par le régime tard dans la journée avait fait un mort parmi les civils quelques heures seulement après l'entrée en vigueur de la trêve, a rapporté l'observatoire.

Quelques heures plus tard, deux fidèles du régime ont été tués lorsque leur véhicule a été visé par des extrémistes et leurs combattants alliés à la frontière sud d'Idlib avec Hama, selon l'observatoire.

Il a également rapporté que des combattants de Tahrir al-Sham avaient abattu un drone de reconnaissance russe.

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