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Les forces irakiennes démantèlent deux cellules de l'EIIS et font échouer des attentats terroristes

Khalid al-Taie

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Un policier irakien fouille une voiture à un poste de contrôle de Bagdad le 31 mars. [Photo fournie par le commandement des opérations de Bagdad]

Les services de renseignement et antiterroristes irakiens (CTS) ont récemment démantelé deux cellules de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS), faisant échouer les attaques qu'elles planifiaient, a déclaré ce mercredi 17 avril un spécialiste de la sécurité.

Les opérations de sécurité préventives se font « plus actives et plus efficaces », a expliqué le spécialiste de la sécurité Fadel Abou Ragheef à Diyaruna.

Grâce à un travail de détection précoce, qui implique le suivi des informations de sécurité et le traitement de ces renseignements dans la confidentialité la plus absolue, les complots terroristes peuvent être avortés avant qu'ils ne soient mis à exécution, a-t-il ajouté.

Agissant sur la base d'informations fournies par les renseignements, les forces de sécurité ont réussi à « faire échouer les complots de deux cellules de l'EIIS, qui envisageaient de mener des opérations terroristes de grande ampleur contre des civils dans le nord et le centre du pays », a-t-il précisé.

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Des membres des forces irakiennes surveillent les éléments d'une cellule de l'EIIS accusés d'être impliqués dans des attaques terroristes sur cette photo datée du 10 août 2016. [Photo fournie par la Direction des renseignements militaires irakiens] 

« La première de ces cellules se composait de cinq éléments arrêtés il y a deux semaines dans une région désertique de l'ouest de la province de Ninive, à environ 125 km de la frontière avec la Syrie », a continué Abou Ragheef.

Ces arrestations s'étaient déroulées lors d'une « action surprise rapide de la Cellule des faucons des renseignements, après un repérage et une surveillance des déplacements et des activités de cette cellule ».

Ses membres avaient élaboré et préparé « un vaste plan », qui comprenait « l'envoi de kamikazes et de voitures piégées depuis le désert de Ninive vers la province de Salaheddine et la capitale, Bagdad », pour les faire exploser dans des lieux publics, a-t-il expliqué.

Les membres de cette cellule étaient « de dangereux éléments terroristes qui avaient déjà mené des attentats à la bombe », notamment une récente attaque contre un pont de Ninive, a poursuivi Abou Ragheef.

Une cellule de Salaheddine appréhendée

En début de mois, la Direction antiterroriste de Salaheddine a arrêté entre huit et dix membres d'une autre cellule terroriste, a poursuivi Abou Ragheef.

Ils avaient été arrêtés lors d'une série d'opérations « à l'ouest de la ville de Tikrit, entre les localités d'al-Jalam et de Mutaibija, dans le sud-est de Salaheddine », a-t-il précisé.

« Ils étaient responsables d'au moins huit attentats à la bombe dans les provinces de Salaheddine, de Ninive et de l'Anbar », a-t-il indiqué, et se préparaient à lancer une nouvelle vague d'attaques dans ces provinces.

« Avant d'appréhender ces deux cellules terroristes, de nombreuses arrestations de terroristes et des démantèlements de cellules spécialisées dans les assassinats et la pose d'engins explosifs improvisés (EEI) et de voitures piégées avaient eu lieu », a ajouté Abou Ragheef.

Et de conclure en indiquant que ces opérations avaient également permis d'appréhender « de vastes réseaux de financement du terrorisme » et des individus qui avaient fourni aux derniers éléments de l'EIIS qui se cachaient dans les régions désertiques et montagneuses des renseignements et un soutien logistique.

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