Sécurité

Kirkouk : les habitants déplacés reviennent à al-Rashad

Khalid al-Taie

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Des responsables d'al-Rashad fêtent la réouverture du centre-ville et le retour des résidents sur cette photo publiée sur internet le 6 septembre. [Photo fournie par le commandement de la police fédérale]

Les familles irakiennes déplacées ont commencé à revenir chez elles dans la ville d'al-Rashad, dans la province de Kirkouk, maintenant que la zone a été débarrassée des mines et des engins explosifs improvisés (EEI), ont indiqué des responsables officiels à Diyaruna.

Le bureau officiel de l'autorité locale a officiellement rouvert le 6 septembre, constituant un autre signe du retour à la normale à al-Rashad, qui fait partie du district d'al-Hawijah.

Les forces irakiennes ont repris le contrôle du district il y a un an, au cours des opérations militaires pour libérer al-Hawijah de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS).

Les familles déplacées n'ont cependant pas pu rentrer chez elles, car l'EIIS avait posé des mines et des engins explosifs dans le centre du district et les villages avoisinants.

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La police fédérale irakienne effectue une opération de fouilles à la recherche d'éléments de l'EIIS à al-Rashad sur cette photo, publiée sur internet le 15 juin. [Photo fournie par le commandement de la police fédérale]

« Après beaucoup d'efforts, la police est parvenue à tout déminer et à débarrasser complètement la zone de cette menace, qui met en danger la sécurité de la population civile », a indiqué Louis al-Obaidi, directeur administratif du district d'al-Rashad.

Tous les bâtiments officiels et de service de la ville, parmi lesquels le commissariat de police, ont rouvert, a-t-il annoncé à Diyaruna, après la fin des opérations de déminage et les travaux de reconstruction.

Retour des premières familles

Un premier groupe de 70 familles déplacées est revenu à al-Rashad, a fait savoir al-Obaidi, ajoutant qu'un deuxième groupe de 50 le suivra bientôt.

« Toutes les familles sont soumises à des contrôles de sécurité avant d'être autorisées à rentrer », a-t-il poursuivi, pour s'assurer qu'il n'y a pas d'infiltrés de l'EIIS parmi elles.

Al-Obaidi a exprimé son espoir que leur retour soit un « départ positif » et qu'il marquera le retour de davantage de familles déplacées dans leurs foyers à al-Rashad et d'autres parties d'al-Hawijah.

« Les habitants sont des partenaires essentiels dans les actions de sécurité, et leur retour fait partie du processus visant à stabiliser les communautés locales touchées par le terrorisme », a-t-il indiqué.

« Nous espérons que les étapes dans ce but réussiront, et que tout reviendra à la normale et que nous prospérerons », a-t-il déclaré.

Déminage des EEI

Al-Rashad a été complètement débarrassé des engins explosifs laissés par l'EIIS dans les rues, les maisons et les bâtiments publics, a fait savoir le colonel Afrasiao Kamel Weiss, directeur des médias du commandement de la police de Kirkouk.

« Beaucoup de bombes et d'explosifs ont été désamorcés et explosés par les polices fédérale et locale, et la zone a été sécurisée », a-t-il déclaré.

Cela a rendu possible le retour des familles déplacées.

« La situation de sécurité en général est bonne, et les unités de police sont largement déployées aux abords de la ville », a-t-il indiqué, ajoutant que des patrouilles de recherche détruisent les repaires et les entrepôts d'armes de l'EIIS.

La crise de déplacement est presque terminée, a-t-il affirmé, « et nous espérons que personne ne restera loin de son foyer, à al-Hawijah et dans tout Kirkouk ».

Engagement envers la sécurité

Ammar al-Hamadani, membre du conseil du district d'al-Hawijah, a salué les efforts « exceptionnels » déployés par les forces de sécurité pour débarrasser al-Rashad des éléments restants de l'EIIS et pour découvrir leurs cachettes.

Les habitants sont déterminés à voir le retour de la sécurité dans leur district, et ils soutiennent les forces de sécurité dans leur travail, a-t-il indiqué à Diyaruna.

« Il existe des comités de sécurité conjoints, et l'agence de migration de Kirkouk examine les demandes [de retour] des déplacés internes pour vérifier qu'ils ne représentent pas de danger », a-t-il fait savoir.

Mohammed al-Jubury, âgé de 57 ans, est récemment revenu dans le centre d'al-Rashad.

« Nous avons été déplacés pendant un long moment, alors notre joie aujourd'hui est indescriptible », a-t-il expliqué à Diyaruna. « Nous n'arrivons pas à croire que nous sommes enfin de retour. »

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