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Le CGRI accélère ses acquisitions immobilières en Syrie

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Des Iraniens près du sanctuaire de Sayyida Zainab à Damas célèbrent l'anniversaire de la révolution iranienne de 1979. Le CGRI a acquis des biens immobiliers dans cette région. [Photo fournie par Al-Alam TV]

Ces derniers mois, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a intensifié ses acquisitions de biens immobiliers dans toutes les provinces de Syrie, après s'être précédemment concentré sur certaines parties de Damas, a signalé un avocat syrien.

Le CGRI a récemment acquis des centaines de propriétés, a indiqué l'avocat syrien Bashir al-Bassam à Diyaruna, avertissant qu'il s'agit d'une tendance dangereuse qui aura de graves conséquences à l'avenir.

Auparavant, le CGRI avait limité ses acquisitions immobilières à des zones ciblées dans la ville de Damas à proximité des sanctuaires religieux, a-t-il rappelé.

Il est également apparu que le CGRI acquiert des biens immobiliers sans transfert de propriété, a rapporté al-Bassam, les biens étant achetés aux propriétaires par l'intermédiaire de courtiers, souvent à des prix très bas.

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Une bannière montrant Qassem Soleimani, commandant décédé de la Force al-Qods du CGRI, lors d'une fête du CGRI à Damas. [Photo fournie par akhbarjahadi]

Les prix d'achat ont été poussés à la baisse par le recours à des menaces ou en alimentant les craintes concernant la situation sécuritaire et l'effondrement économique, a-t-il déclaré.

En plus de Damas, a précisé al-Bassam, des achats du CGRI ont été confirmés dans les provinces de Deir Ezzor, Homs, Alep et Daraa.

Des hôtels de Damas aux mains du CGRI

Le CGRI a également pu acquérir plusieurs hôtels à Damas, une destination majeure pour le tourisme religieux, qui était une source de revenus essentielle pour des centaines de Syriens et pour l'économie syrienne en général, a-t-il fait savoir.

Ces hôtels sont notamment le Phoenicia, le Semiramis, le Damascus International, le Petra et d'autres au centre de la capitale, a-t-il précisé.

Le CGRI loge ses éléments dans certaines de ces propriétés et en transforme d'autres en centres religieux ou culturels, grâce auxquels il cherche à accroître son influence et à attirer de nouvelles recrues dans ses milices.

Ce type d'activité amènera sans aucun doute une évolution démographique dans ces zones, a affirmé al-Bassam.

« Les institutions du régime syrien ont été de connivence avec le CGRI en facilitant le transfert de propriété de dizaines de biens immobiliers appartenant à des Syriens déplacés dans le pays ou à ceux qui ont fui le pays », a-t-il poursuivi.

Beaucoup de ces propriétaires sont connus pour leur opposition au régime, a-t-il indiqué, ce qui les empêche de retourner dans leurs anciennes maisons.

Cette activité d'acquisition de biens immobiliers s'accompagne également de la réparation des infrastructures, a-t-il conclu, le régime attribuant des contrats aux institutions financées par le CGRI, notamment Jihad al-Bina, dirigée par le Hezbollah.

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