Santé

Une vague de chaleur complique la vie des déplacés d’Idlib

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Un membre des Casques blancs apporte les premiers secours aux personnes souffrant d’intoxication alimentaire dans le camp d’al-Rayyan, dans le nord-ouest d’Idlib. [Photo fournie par la défense civile syrienne]

La vague de chaleur qui s’abat sur certaines régions de Syrie ajoute aux souffrances des populations déplacées, notamment de celles qui habitent dans les camps dans la campagne d’Idlib, a expliqué un membre des Casques blancs à Diyaruna.

Les habitants de ces camps vivent dans des conditions misérables, a déclaré Khaled al-Khatib, soulignant que plusieurs personnes avaient été traitées pour des morsures de serpents et des piqûres de scorpions.

Ces camps ont également connu plusieurs empoisonnements alimentaires, a-t-il expliqué à Diyaruna, les températures élevées et le dépassement des dates d’expiration entraînant parfois des altérations et des dégradations de produits.

Lors d’un récent incident dans le camp d’al-Rayyan, dans le nord-ouest d’Idlib, près de 70 personnes, dont de nombreux enfants, sont tombées malades après avoir mangé de la nourriture avariée, a-t-il expliqué.

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Cette tente, qui appartenait à une famille déplacée dans un camp situé non loin de la ville de Ram Hamdan, dans le nord de la campagne d’Idlib, a entièrement brûlé lors d’un récent incendie. [Photo fournie par la défense civile syrienne]

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Deux membres des Casques blancs éteignent un feu dans un champ pour l’empêcher de se propager aux camps de déplacés situés à proximité. [Photo fournie par la défense civile syrienne]

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Dans la campagne du sud d’Idlib, un civil est évacué pour être traité après avoir été mordu par un serpent. [Photo fournie par la défense civile syrienne]

Il s’agissait du quatrième incident d’intoxication alimentaire impliquant plusieurs personnes ces dernières semaines, a-t-il ajouté, précisant que le camp avait également connu des cas isolés.

Les habitants les plus gravement touchés ont été transportés vers des centres médicaux pour y être traités, a poursuivi al-Khatib.

Les températures élevées et la sécheresse multiplient également les risques d’incendie de tentes, a-t-il continué, qui brûlent facilement par suite d’étincelles électriques ou d’accidents impliquant des produits de pétrole utilisés pour la cuisson.

Les familles qui ont ainsi perdu leur tente se retrouvent sans toit, « sans abri et avec seulement les quelques ustensiles et les quelques fournitures qu'ils leur restent », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, a-t-il continué, les incendies continuent de se propager dans les forêts et les terres agricoles, faisant parfois exploser des bombes non explosées lâchées par les appareils russes et syriens, qui déclenchent alors une explosion.

Cela vient s’ajouter à la destruction des cultures et à la menace que les flammes atteignent les camps situés à proximité, a-t-il conclu, soulignant que les équipes de pompiers des Casques blancs travaillaient d’arrache-pied pour empêcher ces incendies de se propager.

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