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Santé |

Pleins feux sur les mensonges du coronavirus propagés par la Chine, la Russie et l'Iran

Salaam Times et AFP

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Des habitants font la queue pour acheter de la viande de porc fournie pas leur immeuble à Wuhan, dans la province du Hubei, dans le centre de la Chine, le 18 mars. Des preuves scientifiques et des témoignages indiscutables prouvent que le coronavirus COVID-19 était originaire de Wuhan, malgré les tentatives officielles chinoises d'en changer l'histoire. [STR/AFP]

Alors que la pandémie du coronavirus continue de faire des ravages dans le monde, une attention internationale toujours plus grande se tourne sur les campagnes de désinformation active qui sont propagées par les gouvernements de Chine, de Russie et d'Iran.

Tous trois diffusent leurs propres histoires sur les origines de la pandémie de COVID-19.

Pourtant, des déclarations antérieures du gouvernement chinois attestaient et documentaient que le nouveau coronavirus trouvait bien son origine à Wuhan, en Chine.

Les premiers cas d'infections et de décès sont apparus à Wuhan, et avant que les autorités chinoises puissent contrôler la pandémie, le virus mortel s'était répandu dans le monde, mettant un terme à la vie quotidienne, contaminant des dizaines de milliers de personnes et en tuant plus de dix mille à ce jour.

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Les habitants de plusieurs pays d'Asie centrale, coincés à Moscou après que leurs vols ont été bloqués en raison de la pandémie du coronavirus, attendent leurs vols pour repartir à l'aéroport Vnukovo de Moscou, le 24 mars. [Alexander Nemenov/AFP]

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Un travailleur sanitaire iranien dans un poste d'analyse à Téhéran début mars, prenant la température de banlieusards. [ISNA]

En dépit de ces preuves scientifiques accablantes, les régimes chinois, russes et iraniens propagent de fausses informations sur les origines du COVID-19, chacun pour ses propres raisons.

La Chine détourne la faute

Beijing s'efforce activement de détourner les critiques sur son rôle dans cette pandémie du coronavirus en diffusant diverses théories conspirationnistes.

La propagation de ces théories du complot n'émane pas de simples citoyens chinois, mais bien des échelons les plus hauts du gouvernement chinois.

Après que les responsables eurent réalisé que le virus venu de Chine semait la désolation dans le monde, la machine de désinformation chinoise s'est mise au travail.

Fin février, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Lijian Zhao commença à semer le doute en affirmant que « bien que le COVID-19 ait été découvert en Chine, cela ne signifie pas qu'il soit originaire de Chine ».

Le 12 mars, Zhao écrivit sur Twitter : « C'est peut-être l'armée américaine qui a apporté cette épidémie à Wuhan. Soyez clairs ! Publiez vos données ! Les États-Unis nous doivent une explication. »

Plus récemment le 22 mars, Zhao changea à nouveau son histoire, suggérant sur Twitter que le virus aurait pu trouver son origine aux États-Unis en septembre dernier, affirmant que les autorités américaines devraient trouver plus d'informations sur le « patient zéro ».

La véracité des informations émanant des autorités chinoises soulève de plus en plus de doutes au plan international, après qu'elles eurent annoncé le 18 mars que le pays ne connaissait plus aucun cas d'infection locale. De nombreux observateurs doutent que ce puisse être le cas au vu de l'importance de la propagation du COVID-19 dans le pays.

Le 23 mars, Beijing a, avec Moscou, bloqué une proposition de déclaration au Conseil de sécurité des Nations unies sur cette pandémie.

Ce projet de déclaration soulignait « les inquiétudes de plus en plus fortes concernant la portée sans précédent de la pandémie de COVID-19 dans le monde, qui pourrait constituer une menace pour la paix et la sécurité internationale. ».

Cette déclaration appelait à une « transparence totale » sur la pandémie, un phrasé vu par certaines comme une critique du secret gouvernemental en Chine.

La Russie met des vies en danger

Pour sa part, le Kremlin propage de fausses informations sur le COVID-19 pour aggraver la crise en Occident en sapant la confiance des gens dans les systèmes de santé.

La task force Stratcom East de l'Union européenne, qui traite les fausses informations en provenance de Russie, a signalé début mars qu'elle avait relevé près de 80 cas de fausses informations sur le coronavirus depuis le 22 janvier.

Cette stratégie consiste à divulguer de fausses informations parfois contradictoires, pour semer la confusion et la peur.

Les exemples sont par exemple le fait que le coronavirus serait une arme biologique développée par la Chine, les États-Unis ou le Royaume-Uni, qu'il a d'abord vu le jour aux États-Unis plutôt qu'en Chine, ou que ce virus est un instrument servant à imposer un régime totalitaire.

Si aucune source proche du Kremlin n'est à l'origine de ces théories, précisent les spécialistes de cette task force, ces théories complotistes trouvent leur origine ailleurs, en Chine ou en Iran, par exemple, et sont amplifiées à Moscou.

Certains spéculent également sur le fait que le président russe Vladimir Poutine utilise cette crise du coronavirus et les campagnes de désinformation qui l'entourent, pour faire avancer des modifications constitutionnelles qui étendraient ses pouvoirs.

Priorité à l'idéologie plus qu'au peuple iranien

Pour sa part, Téhéran propage des théories du complot, essentiellement que les États-Unis ont créé ce virus, pour tenter de détourner l'attention de la manière dont le régime iranien a très mal géré cette pandémie.

Le 29 février, le gouvernement américain a proposé son aide à l'Iran durement frappé par le virus.

Mais plutôt que d'accepter cette aide et d'aider le peuple iranien, le Guide suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei, a rejeté cette offre le 22 mars et répandu une autre théorie du complot selon laquelle cette offre d'aide cachait en réalité une tentative de faire empirer la crise du virus en Iran.

« Khamenei a rejeté cette offre parce qu'il travaille sans relâche à concocter des théories du complot et fait passer en priorité ces théories sur l'intérêt du peuple iranien », a déclaré le 23 mars le Secrétaire d'État américain Pompeo.

« Le régime continue de mentir au peuple iranien et au monde sur le nombre de cas et de décès, qui sont malheureusement bien plus élevés que ce qu'admet le régime », a-t-il déclaré.

Le manque de transparence dans les informations précises données au public par le régime iranien sur les nombres de patients et de décès du COVID-19 soulève de plus en plus d'inquiétudes dans le monde.

Le 24 mars, Téhéran a annoncé 122 nouveaux décès liés au nouveau coronavirus, faisant passer le bilan officiel à 1 934 et le nombre de personnes contaminées à 24 811.

Au lieu d'assumer ses responsabilités et d'accepter cette aide, Khamenei semble placer les espoirs du pays dans la foi.

Il a conseillé aux Iraniens de « suivre les instructions » des autorités pour lutter contre cette pandémie « afin que Dieu Tout-Puissant mette fin à cette calamité pour le peuple iranien, pour toutes les nations musulmanes et pour toute l'humanité ».

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2 COMMENTAIRE (S)
Politique Commentaire

La guerre des médias fait partie des politiques des États.

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Un article trompeur qui défend l'empire du mal (Amérique).

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