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Réfugiés |

Les pluies torrentielles aggravent les conditions aux camps pour les DI à Idlib rurale

Par Waleed Abou al-Khair au Caire

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Des dizaines de familles aux camps Kafr Hum pour DI à Idlib rurale ont perdu leurs tentes suite aux pluies torrentielles qui ont submergé le camp. [Photo fournie de la page Facebook Idlib Plus]

Le début de l'hiver a aggravé les mauvaises conditions de vies pour les personnes déplacées à l'intérieur du pays (DI) à Idlib rurale, alors qu'elles sont laissées faire face à leur propre sort en l'absence d'organisations humanitaires, a fait savoir un activiste local à Diyaruna mercredi 6 novembre.

Les DI souffrent des inondations qui ont frappé leurs camps et emporté leurs tentes et leurs modestes biens, a indiqué l'activiste d'Idlib, Mussab Assaf à Diyaruna.

Le camp Kafr Hum au nord d'Idlib rurale était le plus touché, des dizaines de familles sont devenues sans abri après que leurs tentes avaient été submergées par les eaux de pluie, a-t-il explique, notant que les résidents du camp sont intervenus pour abriter ces familles.

« Une vraie catastrophe frappera le camp s'il demeure sans aide alors que les eaux de pluie ont submergé les trous des égouts provisoires creusés par les résidents du camp», a-t-il souligné, ce qui constitue un risque de propagation de maladies et d'épidémies.

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Un enfant tente de traverser d'une tente à une autre au camp Kafr Hum, où les eaux inondées des égouts constituent une grande menace pour la santé des résidents. [Photo fournie de la page Facebook Idlib Plus]

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Une manifestation a été organisée le 2 novembre à Idlib contre le 'gouvernement de salut' contrôlé par Tahrir al-Sham, pour protester contre le manque de services de base dans la zone. [Photo fournie de la page Facebook Idlib Plus]

Les camps pour DI à Idlib rurale abritent des centaines de familles qui avaient fui les zones chaudes ou les zones conquises par les forces du régime, a signalé Assaf, notant qu'aucune organisation humanitaire ou d'aide n'est active dans la zone.

En plus, ni Tahrir al-Sham, qui contrôle la zone, ni le soi-disant « gouvernement de salut », une entité administrative contrôlée par Tahrir al-Sham, « n'ont levé un doigt pour aider les camps sinistrés ».

La carence de services de base ont poussé des dizaines de résidents dans la ville d'Idlib et ses zones rurales a organisé une manifestation samedi 2 novembre dans laquelle ils ont levé des bannières critiquant le gouvernement de salut pour son échec à fournir l'aide minimale aux civils.

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