Environnement

Pluies et inondations dans les camps du nord de la Syrie

Waleed Abou al-Khair au Caire et AFP

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Un camp dans le nord de la Syrie est inondé par les eaux de pluie. [Photo fournie par l'organisation Violet]

Les dizaines de milliers de civils chassés de leurs maisons dans les zones à risque de la province d'Idlib sont confrontés à de sérieuses difficultés par suite des fortes pluies qui ont provoqué une montée rapide des eaux dans les camps qui les abritent.

La plus grande inquiétude concerne ceux qui ont trouvé refuge dans les camps improvisés installés ces dernières semaines par les civils contraints de fuir lorsque leurs villes natales ont été prises sous des bombardements et des frappes aériennes intenses du régime syrien et russes.

Les fortes pluies ont provoqué une montée rapide des eaux qui ont balayé ces camps, rendant les tentes inhabitables et les routes impraticables face à une mer d'eau et de boue, piégeant les habitants à l'intérieur.

Des activistes dans le nord de la Syrie ont indiqué qu'une vingtaine de ces camps, abritant près de 300 familles, avaient été gravement touchés par les pluies et les inondations, a ajouté Assaf.

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Des enfants jouent dans une flaque d'eau de pluie dans un camp de déplacés du nord de la Syrie. [Photo fournie par l'organisation Violet]

Les camps d'al-Dhia 2 et de Kafr Nabuda ont été parmi les plus durement touchés, a-t-il précisé.

Les familles habitant dans ces camps avaient été déplacées ces dernières semaines de diverses régions du sud rural d'Idlib et de la campagne au nord de Hama par des frappes aériennes intensives du régime syrien et russes, a poursuivi Assaf.

Elles avaient cherché refuge dans les camps informels installés à la hâte et sans pose préalable de bases de ciment pour les tentes ni installation de réseaux d'assainissement ou de quelconques réseaux de chauffage, a-t-il expliqué.

Cela a à son tour facilité la propagation de maladies, en particulier parmi les enfants.

La dernière enquête menée par des activistes indique qu'il existe quelque 1 153 camps, qui abritent près d'un million de personnes, en plus de 240 camps informels dans lesquels vivent environ 120 000 déplacés internes (DI), a-t-il ajouté.

De nombreux camps ont été installés depuis début novembre, et leur nombre ne cesse de croître en raison de la situation sécuritaire qui empire jour après jour, a expliqué Assaf.

Le bilan civil augmente

Mardi 17 décembre, les frappes aériennes et les tirs d'artillerie du régime syrien ont tué 23 civils dans Idlib et en ont blessé 30 autres, dont certains gravement, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme, revoyant à la hausse un bilan antérieur.

Il a indiqué que les tirs d'artillerie avaient tué sept membres d'une même famille dans le village de Talmanas, ajoutant que la femme et trois enfants d'un membre de l'organisation de secours des Casques blancs avaient été tués dans le village de Badama.

Sur leur compte Twitter, les Casques blancs ont posté une vidéo montrant un volontaire qui semble extraire des corps de membres de sa famille des décombres d'un bâtiment.

Dans le village de Maasaran, les frappes aériennes du régime ont tué six autres civils.

Les bombardements pro-régime ont également causé la mort de quatre autres civils dans d'autres parties de la région d'Idlib, a poursuivi l'Observatoire.

La région d'Idlib, peuplée de quelque trois millions de personnes, parmi lesquelles de nombreux Syriens déplacés par la guerre, est en grande partie contrôlée par Tahrir al-Sham.

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