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Les FDS libèrent des dizaines de Syriens liés à l'EIIS

AFP

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Une femme syrienne porte un bébé tandis que d'autres se rassemblent le 27 décembre au camp de Washukanni pour personnes déplacées dans la province syrienne d'al-Hassakeh, principalement kurde du nord-est de la Syrie. [Delil Souleiman / AFP]

Les Kurdes de Syrie ont libéré 30 Syriens soupçonnés d'appartenance à "l'État islamique en Irak et de Syrie" (EIIS) après les garanties des chefs tribaux, a déclaré un porte-parole mardi 7 janvier, ajoutant que d'autres devraient être libérés prochainement.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS) détiennent des milliers de combattants présumés de l'EIIS après des années à mener la lutte soutenue par les États-Unis dans le pays contre le groupe extrémiste.

Les suspects sont principalement syriens et irakiens, mais ils comprennent également des centaines d'étrangers.

Un porte-parole des autorités kurdes du nord-est de la Syrie a déclaré que les chefs de tribus avaient demandé la libération de 300 détenus syriens et que 30 avaient été approuvés et libérés le 5 janvier.

"Les personnes libérées n'ont pas de sang sur les mains et n'ont été reconnues coupables d'aucun crime", a déclaré à l'AFP le porte-parole des Affaires étrangères de la région kurde Kamal Akef.

Ils pourraient avoir rejoint le groupe extrémiste pour gagner leur vie ou parce qu'ils y ont été contraints, a-t-il dit.

Ils "sont libérés avec les garanties des chefs de tribus", a ajouté le responsable, sans préciser de quelles garanties il s'agit.

"Dans les prochains jours, d'autres seront libérés par vagues" pour retourner aux provinces de Deir Ezzor et al-Raqqa à l'est et au nord de la Syrie, a-t-il dit.

Soutenues par des frappes aériennes de la coalition internationale, les FDS ont réussi en mars de l'année dernière à expulser l'EIIS de leur dernier territoire à l'est de la Syrie.

Au début du mois, près de 300 Syriens ont été libérés après que les chefs de tribus ont fait pression pour leur libération, y compris à al-Raqqa, ont indiqué les autorités kurdes.

À l'époque, l'Observatoire syrien des droits de l'homme a déclaré qu'il ne s'agissait pas de la première libération de prisonniers liés à l'EIIS, mais que le nombre était particulièrement élevé.

Les Kurdes ont également déclaré qu'ils libéraient des centaines de femmes et d'enfants liés à l'EIIS dans des camps de déplacés surpeuplés.

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