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Droits de l'Homme |

Un activiste d'Idlib meurt dans une prison de Tahrir al-Sham

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Le militant syrien Samer al-Salloum, mort dans une prison de Tahrir al-Sham à Idlib, avait été soumis à la torture, a rapporté un ancien détenu. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

Le militant syrien Samer al-Salloum, connu pour son opposition farouche à l'ingérence oppressive de Tahrir al-Sham dans la vie civique de la province d'Idlib, est mort dans une prison administrée par l'alliance extrémiste, a fait savoir un autre militant.

Al-Salloum avait été arrêté par l'alliance le 26 décembre 2017 et est mort dans l'une de ses prisons, où il avait été soumis à la torture, près d'un an et demi après son incarcération, a rapporté à Diyaruna le militant d'Idlib Moussab Assaf.

Le frère du militant, le journaliste Mohammed al-Salloum, a confirmé sa mort depuis la France, où il vit maintenant après avoir fui la Syrie.

Assaf a précisé que Samer al-Salloum était un activiste dans les médias connu pour son opposition farouche à Tahrir al-Sham et à son ingérence oppressive dans la vie des civils dans les zones sous son contrôle.

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Le militant syrien Abdoul Rahman al-Najjar est détenu dans une prison de Tahrir al-Sham pour s'être opposé aux actions de l'alliance dans la province d'Idlib. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

Tahrir al-Sham le détenait dans la prison d'al-Iqab, de sinistre réputation, lui déniant le droit à toute visite, y compris celles de sa famille, de sa femme et de ses jeunes enfants, a-t-il ajouté.

« La nouvelle de sa mort a été révélée par hasard par un détenu récemment libéré, qui a indiqué qu'al-Salloum était mort après que sa santé se fut gravement détériorée à la suite des formes les plus extrêmes de torture », a-t-il fait savoir.

Selon Assaf, Tahrir al-Sham retient plus de 1500 personnes dans ses prisons et centres de détention, dont beaucoup sont des opposants à l'alliance.

Parmi eux se trouvent Jumaa al-Ali, récemment arrêté après son enlèvement dans son village natal dans la campagne de l'ouest d'Idlib, le militant Abdoul Rahman al-Najjar, et d'autres.

Toutes les tentatives faites par des groupes de la société civile et des personnalités éminentes de la région pour mettre un terme à ces détentions ont échoué, a rapporté Assaf, et le sort de certains d'entre eux est totalement inconnu en raison du refus des visites.

« Le sort de ces prisonniers suscite des inquiétudes si la situation sécuritaire à Idlib continue de se détériorer », a-t-il indiqué, et il craint qu'ils ne soient envoyés dans les zones de combat pour y servir de main d'œuvre ou de boucliers humains à l'alliance.

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