Sécurité

Les résidus de l'EIIS bloqués entre l'Irak et la Syrie

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Des combattants des Forces démocratiques syriennes participent à l'opération Tempête d'al-Jazeera aux abords de la province syrienne de Deir Ezzor. [Photo fournie par les Forces démocratiques syriennes]

Les derniers éléments de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) sont désormais coincés dans une petite région proche de la frontière irakienne, où ils sont attaqués par les Forces démocratiques syriennes (FDS) et la coalition internationale.

Fin avril, l'EIIS était presque « complètement vaincu » du côté est de la vallée de l'Euphrate moyen, a indiqué le colonel Ryan Dillon, porte-parole de la coalition.

Les FDS se sont coordonnées avec les forces irakiennes pour resserrer l'étau autour des résidus de l'EIIS et les empêcher de franchir la frontière vers l'Irak.

« L'EIIS vit ses derniers moments en Syrie, où ses derniers éléments sont piégés dans des poches de la vallée de l'Euphrate moyen et dans des zones disséminées dans l'est de la Syrie », a rapporté à Diyaruna Farhad Khoja, officier dans les rangs des FDS.

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Les Forces démocratiques syriennes tiennent une position dans la province rurale d'al-Hasakeh, près de zones tenues par « l'État islamique en Irak et en Syrie ». [Photo fournie par les Forces démocratiques syriennes]

Le groupe est coincé entre l'Irak et la Syrie, où les FDS exercent une pression dans le cadre de l'opération Tempête d'al-Jazeera, a-t-il déclaré, tandis que les forces irakiennes bloquent tous les passages frontaliers que le groupe est susceptible d'utiliser comme voie d'évacuation.

Les éléments restants de l'EIIS en Syrie sont éparpillés dans le sud et le sud-ouest de la province de Deir Ezzor et dans certaines zones à l'est de la ville de Homs, a-t-il fait savoir, ainsi qu'aux abords de la ville frontalière d'Albou Kamal.

Le bastion du désert est encerclé

Le bastion restant le plus important du groupe est la région autour d'al-Dashisha, dans les zones désertiques de la province d'al-Hasakeh, a rapporté Khoja.

Mais cette zone est complètement encerclée, a-t-il précisé, et les éléments de l'EIIS ne peuvent donc pas s'échapper et « n'ont plus que deux solutions : se rendre aux FDS ou mourir au combat ».

D'autres zones restent sous le contrôle de l'EIIS, comme Hajin, Abou Hamda, al-Tuwaymin et Tal al-Jayer, a-t-il ajouté, notant que celles-ci sont complètement encerclées par les forces irakiennes et les FDS.

Les combats se déroulent selon une méthode de reprise progressive de territoire et de progression, en nettoyant complètement chaque zone avant de passer à la suivante, a-t-il expliqué.

Les forces de sécurité sont confrontées à un terrain désertique parsemé de repaires de l'EIIS, et elles doivent retirer les mines et les engins explosifs improvisés (EEI) que le groupe a posés pendant sa progression, a-t-il rapporté.

Les frappes aériennes de la coalition menées sur des zones d'activités confirmées d'éléments de l'EIIS ont été essentielles au bon déroulement des opérations, a ajouté Khoja.

Le village de Baghoz Tahtani est le dernier en date à avoir été libéré, a-t-il poursuivi, et les FDS avançent désormais vers Baghoz Fawqani.

Bonne coordination sécuritaire

Les forces irakiennes et les FDS coordonnent leurs actions sous les auspices de la coalition internationale grâce à un commandement spécial mis en place après plusieurs réunions, a déclaré Mustafa Bali, porte-parole des FDS.

« Cette coordination est cruciale pour débarrasser la région de l'EIIS, et pour sécuriser la frontière entre les deux pays afin d'empêcher l'infiltration des deux côtés », a-t-il indiqué à Diyaruna.

« La topographie de la région requière cette coopération, qui a donné de part et d'autre des résultats positifs », a-t-il poursuivi, précisant que la localité de Dashisha est désormais « totalement encerclée ».

Les éléments restants de l'EIIS dans la zone désertique entre les provinces d'al-Hasakeh et de Deir Ezzor « sont totalement isolés et rejetés par les habitants », a déclaré à Diyaruna Ammar Saleh, militant dans les médias originaire d'al-Hasakeh.

Les habitants de cette région « rejettent totalement le groupe », a-t-il rapporté, et ils signalent toute activité suspecte aux FDS.

« La plupart des civils ont fui les zones encore sous le contrôle de l'EIIS, et ils attendent l'élimination de la présence du groupe avant de revenir chez eux », a-t-il conclu.

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