Sécurité |
2017-10-11

Les tribus de l'Anbar essentielles dans la vague de victoires de l'ouest de l'Irak

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Des combattants tribaux de l'Anbar se préparent à lancer une offensive contre « l'État islamique » sur cette photo publiée sur internet le 21 juin. [Photo extraite de la page Facebook du bureau des médias de la brigade tribale de la ville de Haditha]
Des combattants tribaux de l'Anbar se préparent à lancer une offensive contre « l'État islamique » sur cette photo publiée sur internet le 21 juin. [Photo extraite de la page Facebook du bureau des médias de la brigade tribale de la ville de Haditha]

Les hommes des tribus de la province de l'Anbar continuent de jouer un rôle actif dans les combats visant à chasser « l'État islamique » (Daech) de l'ouest de l'Irak.

Quelque 11 000 combattants tribaux se battent aux côtés des forces irakiennes et les aident à tenir les villes libérées de la province, a expliqué à Diyaruna Karim al-Karbouli, membre du conseil provincial de l'Anbar.

« Ils sont officiellement inscrits et perçoivent une solde », a-t-il précisé. « Mais dans le même temps, près de 8 000 [habitants locaux et hommes des tribus] se sont portés volontaires sans aucune indemnité. »

Ces volontaires apportent un soutien aux forces tribales et de sécurité lorsque des éléments de Daech lancent des attaques inattendues dans leurs zones, a indiqué al-Karbouli.

« À chaque attaque, le nombre de combattants tribaux augmente automatiquement, et ils font la queue pour repousser les terroristes », a-t-il poursuivi.

Ce soutien tribal ne se limite pas aux opérations défensives, a-t-il ajouté, soulignant que les combattants tribaux participent également aux batailles de libération lancées par les forces irakiennes.

Le mois dernier, plus de 1 300 combattants tribaux, pour la plupart des volontaires, ont participé à la bataille pour reprendre Akashat, près de la frontière avec la Syrie, a indiqué al-Karbouli.

Les hommes des tribus sont « indispensables »

Les hommes des tribus ont joué un rôle indispensable lors des batailles de libération, a expliqué al-Karbouli, consentant de nombreux sacrifices et apportant un soutien important aux forces de sécurité.

Ils aident maintenant à chasser Daech du dernier bastion qu'il lui reste dans la partie la plus occidentale de l'Anbar, a-t-il ajouté.

Pour renforcer cette contribution tribale, a poursuivi al-Karbouli, il sera nécessaire d'équiper ces combattants d'armes et de munitions supplémentaires, et de leur verser des soldes suffisantes.

Les combattants tribaux blessés et les familles de ceux qui sont morts au combat pour chasser Daech de la province devraient également être indemnisés, a-t-il affirmé.

Pour leur part, les combattants de la force tribale de l'ouest de l'Anbar bénéficient d'un large soutien populaire, a expliqué le colonel Jamal Shihab al-Mahalawi, commandant de cette force.

« Les habitants locaux ne ménagent aucun effort pour nous aider », a-t-il expliqué à Diyaruna. « Ils sont à nos côtés et avec les forces de sécurité, et nous soutiennent le moral. »

« Nous bénéficions d'un soutien moral dans les médias et sur les réseaux sociaux, et tous les segments de la société de l'Anbar s'entendent pour renforcer cette harmonie », a-t-il poursuivi.

« Lorsque nous avons besoin d'hommes pour combattre, ils n'hésitent pas une seconde à prendre les armes », a-t-il fait remarquer, soulignant la « cohésion populaire avec les forces de sécurité et les tribus ».

Près de 200 combattants de la force tribale occidentale ont aidé à remettre les districts d'Anah et d'al-Rayhanna sous contrôle irakien le mois dernier, a indiqué al-Mahalawi.

Ces récentes victoires peuvent être attribuées au fort soutien de la population locale et des volontaires, notamment des membres des tribus d'Albou Mahal, al-Salman et d'autres tribus de l'ouest de l'Anbar, a-t-il ajouté.

Soutien populaire pour les combattants tribaux

« Nous sommes tous capables de protéger nos villes, et nous ne permettrons pas au terrorisme d'y revenir sous quelque prétexte que ce soit », a affirmé al-Mahalawi. « Nous sommes entièrement disposés à maintenir la sécurité et à nous battre aux côtés de nos forces de sécurité et à leur fournir des renseignements. »

« Les gens nous font part de leur soutien moral en de nombreuses occasions », a indiqué à Diyaruna Sheikh Awad Saeed al-Jughaifi , commandant des forces tribales d'Haditha.

« Lorsque nos combattants reviennent du champ de bataille, les habitants les accueillent par des cris de joie, organisent spontanément des fêtes en leur honneur et leur apportent leur soutien de la manière qu'ils peuvent », a-t-il rapporté.

Ces victoires sont rapidement devenues le sujet de toutes les conversations dans la rue et sur les réseaux sociaux, a-t-il poursuivi.

« Cela se répète dans chaque ville ou région que nous libérons », a continué al-Jughaifi. « Les habitants, qui ont souffert de la faim et des privations, sont très heureux et nous aident à débusquer les repaires des terroristes et coopèrent avec nous. »

Les hommes des tribus et les forces irakiennes sont unis contre le terrorisme, a-t-il ajouté, et ils imposent leur contrôle sur tout le territoire libéré dans l'Anbar.

Al-Jughaifi a appelé à une augmentation du nombre de combattants tribaux du fait de la taille de la province, soulignant que des combattants locaux en nombre suffisant doivent être déployés pour sécuriser le désert et maintenir la sécurité dans les villes.

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