Sécurité |
2017-10-12

Le Haut-Euphrate accueille les forces de libération

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Des résidents d'Anah accueillent chaleureusement des soldats irakiens à leur entrée dans cette ville de la province de l'Anbar après l'avoir reprise à « l'État islamique » le 21 septembre. [Photo fournie par les forces tribales]
Des résidents d'Anah accueillent chaleureusement des soldats irakiens à leur entrée dans cette ville de la province de l'Anbar après l'avoir reprise à « l'État islamique » le 21 septembre. [Photo fournie par les forces tribales]

Dans la province irakienne de l'Anbar, dans la région du Haut-Euphrate, les habitants des villages et villes récemment libérés ont accueilli les forces irakiennes avec de la nourriture, des bonbons, des youyous et autres expressions de joie.

Le 21 septembre, les forces tribales et de sécurité ont chassé « l'État islamique » (Daech) d'Anah, l'une des dernières villes occupées de l'ouest de l'Anbar.

Des familles étaient bloquées dans la ville, où elles étaient confrontées à un manque de nourriture et de médicaments, et où leurs droits fondamentaux leur étaient refusés, ont indiqué des responsables.


Des forces irakiennes et tribales ont libéré la ville d'Anah, dans la province de l'Anbar le 21 septembre. [Photo fournie par les forces tribales]

Des forces irakiennes et tribales ont libéré la ville d'Anah, dans la province de l'Anbar le 21 septembre. [Photo fournie par les forces tribales]

« Lorsque nous sommes arrivés, les familles ont accroché des drapeaux blancs sur leurs maisons », a rapporté le colonel Mousa Hamad al-Sanad, commandant des forces tribales du Haut-Euphrate. « Ils étaient très heureux et avaient hâte de nous voir arriver. »

« Dès que la zone a été sécurisée, les gens ont commencé à quitter leurs domiciles et nous ont accueillis chaleureusement et joyeusement », a-t-il relaté pour Diyaruna.

Les habitants fournissent des renseignements importants

Comme la ville est petite, les habitants savent où se trouvent les bases de Daech, et ont joué un rôle essentiel pour aider les forces de sécurité à identifier l'emplacement de caches d'armes, de mines et d'explosifs, a déclaré al-Sanad.

« Certains explosifs ont été trouvés dans des écoles, des zones commerciales et autres lieux publics », a-t-il rapporté.

Avant la défaite de Daech, les habitants d'Anah fournissaient aux autorités en charge de la sécurité des informations précises sur les lieux et les défenses du groupe, afin qu'ils puissent être bombardés par les forces aériennes irakiennes et de la coalition, a-t-il ajouté.

Ces informations ont aidé à détruire les capacités du groupe et à faciliter la libération, qui a pris moins de trois jours et n'a pas causé de pertes civiles.

« C'était l'une des batailles les plus propres, les mieux organisées et les mieux préparées », s'est réjoui al-Sanad. « Nous avons détruit des dizaines de repaires et tué une quarantaine de terroristes lors des combats. »

Selon des habitants, a-t-il indiqué, plusieurs combattants étrangers ont fui vers al-Qaim avec leurs familles pendant les opérations militaires qui ont précédé l'offensive.

Un assaut pour libérer les zones restantes

Le commandement des opérations d'al-Jazeera, la 7e division de l'armée irakienne et des combattants tribaux ont participé à la bataille de libération d'Anah et des villages proches.

« Nous attendons désormais les ordres du commandement conjoint des opérations pour aller libérer les villes restantes du Haut-Euphrate, dont les principales sont Rawa et al-Qaim », a déclaré al-Sanad.

Les habitants d'Anah ont joué un rôle important pour la victoire dans leur ville, a expliqué à Diyaruna Naeem al-Koud, membre du conseil provincial de l'Anbar.

« Sans leur aide et leur réponse positive, la bataille ne se serait pas soldée si vite et sans pertes civiles », a-t-il affirmé.

« Avant la libération de leur ville, les habitants fournissaient aux forces de sécurité des informations sur Daech par tous les moyens possibles, malgré les risques pour leurs vies et celles de leurs familles », a-t-il indiqué.

Cela a aidé les forces irakiennes à trouver des pièges posés par Daech, a rapporté al-Koud.

« Les informations qu'ils ont fournies ont sauvé la vie de soldats et ont permis une progression plus sûre de l'armée et lors des opérations de recherche », a-t-il ajouté.

Les habitants se battent pour leurs terres

Les familles qui n'avaient pas été déplacées de la région du Haut-Euphrate par Daech ont grandement participé à la reconquête de leurs terres, a déclaré al-Koud.

L'un de ces cas, a-t-il poursuivi, était un ancien policier et son fils qui se sont portés volontaires pour combattre Daech et qui ont lutté contre le groupe jusqu'à épuiser leurs munitions.

Les deux hommes sont morts dans la fusillade.

« Les habitants ont largement soutenu les forces de sécurité », a rapporté Rabah Bdaiwi al-Karbouli, chef de la tribu al-Karabla, qui a participé à la lutte contre Daech.

« Nous pouvons être fiers des dizaines de familles déplacées du Haut-Euphrate qui se sont portées volontaires pour se battre contre le terrorisme », a-t-il affirmé à Diyaruna.

Ils se sont battus pour chasser Daech de leurs terres et ont consentis de nombreux sacrifices, a-t-il déclaré, ajoutant qu'ils étaient impatients de combattre malgré le danger.

« Le plus important pour eux était de reprendre leurs terres et de sauver leurs familles prises au piège », a-t-il ajouté.

Al-Karbouli a déclaré que les forces irakiennes avaient reçu un chaleureux accueil lorsqu'elles ont réussi à libérer les villes et les villages du Haut-Euphrate.

« Dans un environnement pareil, le terrorisme ne pourra plus jamais s'implanter ici », a-t-il affirmé

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