Terrorisme |

2018-06-11

Idlib secouée par les exécutions d'éléments de Tahrir al-Sham par l'EIIS

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Les éléments de Tahrir al-Sham exécutés par l'EIIS à Idlib apparaissent sur cette photo portant la tenue que l'EIIS met habituellement aux prisonniers dans ses vidéos. [Photo fournie par Moussab Assaf]
Les éléments de Tahrir al-Sham exécutés par l'EIIS à Idlib apparaissent sur cette photo portant la tenue que l'EIIS met habituellement aux prisonniers dans ses vidéos. [Photo fournie par Moussab Assaf]

Les habitants d'Idlib, qui souffrent déjà sous le joug de Tahrir al-Sham, sont de plus en plus inquiets pour leur situation à la suite de la récente exécution par « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) de trois éléments du groupe rival Tahrir al-Sham, a expliqué un militant.

Des éléments de l'EIIS dans le nord de la Syrie ont récemment enlevé trois membres de Tahrir al-Sham sur la route reliant Idlib au village d'al-Mastouma, les ont décapités en utilisant des couteaux, et ont pendu l'un d'entre eux à un pont, a expliqué le militant Moussab Assaf à Diyaruna.

Les sites internet et les réseaux sociaux favorables à l'EIIS ont publié des photos documentant ces meurtres, revendiqués par la branche Wilayat Idlib du groupe.

Non content d'avoir exécuté ses prisonniers, a poursuivi Assaf, l'EIIS a pendu l'un des corps à un pont dans la bourgade d'Ariha.

Un autre a été jeté de ce pont, a-t-il ajouté, et le troisième « a été jeté au sol à des centaines de mètres » des deux autres.

Les corps portaient des uniformes orange, a indiqué Assaf, et ont été identifiés comme étant « les éléments de Tahrir al-al-Sham Qutaiba Rahmoun, Saeed Rahmoun et Mouhammad al-Abdo ».

L'EIIS revendique ces représailles

L'EIIS a fait circuler un tract sur ces exécutions, affirmant qu'elles avaient été menées en représailles à un récent incident dans la bourgade de Kafr Hind.

Lors de cet incident, Tahrir al-Sham avait lancé une opération contre un centre d'entraînement de l'EIIS, tuant et capturant plusieurs éléments du groupe.

Dans son communiqué, l'EIIS qualifie Tahrir al-Sham et d'autres groupes de l'opposition présents dans la région de kouffar (infidèles), en raison de leur hostilité à son égard, attestée par la capture et la détention de membres de l'EIIS.

« La panique s'est emparée d'Idlib à l'annonce de ces exécutions », a poursuivi Assaf, en particulier dans la zone où les éléments de Tahrir al-Sham avaient été enlevés.

Mais la zone est sous le contrôle de Tahrir al-Sham, non de l'EIIS, a-t-il souligné, tout comme les lieux où les corps ont été retrouvés après les exécutions.

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