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Énergie |

Aggravation de la crise des carburants dans les régions contrôlées par le régime

Waleed Abou al-Khair au Caire

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De longues files d'attente se forment devant une station d'essence à Damas, où la vente d'essence est particulièrement restreinte. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

La colère monte dans les régions de Syrie contrôlées par le régime, en raison des sévères pénuries et des fortes hausses des prix des carburants, a affirmé un militant syrien.

Les longues files de voitures devant les stations d'essence et les gens attendant de pouvoir acheter des bonbonnes de gaz naturel sont désormais un spectacle courant dans la plupart des régions contrôlées par le régime, a expliqué le militant Mohammed al-Beik, originaire de la partie rurale de la province de Damas.

Cela est particulièrement le cas à Damas, Alep et dans d'autres grandes villes contrôlées par le régime, ainsi que dans les régions du littoral, a-t-il indiqué à Diyaruna, soulignant que les conducteurs doivent parfois attendre plus de douze heures pour seulement quelques litres d'essence.

Des Syriens font la queue devant une station de remplissage de bonbonnes de gaz. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

Une photo diffusée par des militants montre des Syriens contraints de se déplacer à cheval pendant les périodes de restriction d'essence. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

La situation n'est pas différente pour le gaz naturel, où de longues files d'attente sont également présentes, a continué al-Beik, précisant que certaines régions de la campagne de Damas connaissent une pénurie de gaz depuis plus de deux mois.

Le prix officiel d'une bonbonne de gaz est de 2 650 livres syriennes (5,50 USD), mais celui-ci n'est pas disponible, a poursuivi al-Beik.

Sur le marché noir, ces bonbonnes peuvent s'acheter pour 7 000 livres (13,60 USD), plus du double du prix officiel, a-t-il ajouté, tandis que le prix de 20 litres d'essence sur ce même marché noir peut atteindre 10 000 livres syriennes (19,40 USD).

Impact sur les transports publics

Conséquence de la pénurie et des prix élevés de l'essence, les véhicules commerciaux comme les taxis et les bus ont doublé leurs tarifs, a encore indiqué al-Beik, au détriment des usagers qui dépendent de ces services.

Pour sa part, a-t-il poursuivi, le régime tente de minimiser la gravité de la situation en publiant des communiqués et des chiffres qui donnent une fausse image de la réalité.

« L'affaire n'est toutefois plus un secret pour personne, dans la mesure où ces longues files d'attente bloquent souvent les rues et les carrefours, gênant le trafic et provoquant des embouteillages », a-t-il indiqué.

Al-Beik a ajouté que le fioul (utilisé pour le chauffage) est souvent absent du marché, mais que la demande est inférieure à ce qu'elle était en hiver.

Face à ces pénuries d'essence, de nombreux habitants des régions contrôlées par le régime utilisent des chevaux et des ânes pour se déplacer, a-t-il conclu, soulignant que le recours à ces animaux est de plus en plus courant.

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