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Économie |

2019-01-15

Damas confronté à une pénurie de fioul et de lait maternisé

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Des Syriens font la queue pour du gaz domestique. [Photo fournie par Mohammed al-Beik]

Un fort mécontentement règne dans la région de Damas à cause du manque de lait maternisé et de fioul utilisé pour la cuisine et le chauffage, a rapporté un militant syrien.

Ces articles ont quasiment complètement disparu des marchés, et ne peuvent être trouvés sur le marché noir qu'à des prix extrêmement élevés, a fait savoir Mohammed al-Beik, militant de la région de Damas.

Depuis près d'un mois, a-t-il rapporté à Diyaruna, plusieurs produits de base ont disparu des marchés, en particulier le lait maternisé, le gaz domestique et le fioul.

Un panneau à l'entrée d'une pharmacie à Damas prévient qu'elle n'a plus de lait maternisé. [Photo fournie par Mohammed al-Beik]

Cette crise a empiré après que les organisations humanitaires, qui subventionnaient l'achat de lait maternisé, ont suspendu leurs opérations dans la région arguant que la sécurité est revenue et qu'il ne s'agit plus d'une zone de guerre, a-t-il expliqué.

« Le manque de fioul et les coupures de courant régulières ont forcé les habitants à brûler tout le bois et les autres matériaux disponibles, comme les vieux vêtements, afin de se chauffer », a fait savoir al-Beik.

Dans le même temps, la pénurie de gaz domestique a contraint des dizaines de vendeurs de chawarma, de falafels et de rôtisseries de la capitale à fermer, a-t-il indiqué.

« D'autres restaurants ont plus que quadruplé leurs prix, car les propriétaires ont été obligés d'acheter du gaz de cuisine au marché noir », a-t-il ajouté.

Ces pénuries ont déclenché une flambée de certains prix sur le marché noir, comme celui du lait maternisé, qui est passé de 2500 livres syriennes (4,85 USD) en moyenne, à plus de 10 000 livres syriennes (19,41 USD), a-t-il rapporté.

Le prix d'une bonbonne de gaz a atteint 9000 livres syriennes (17,47 USD), a-t-il poursuivi.

« Certains commerçants se procurent ces articles auprès d'individus qui les avaient entreposés au début de la crise avec l'intention d'attendre qu'il n'y en ait plus pour en augmenter le prix », a-t-il conclu.

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