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Terrorisme |

2018-10-16

Tahrir al-Sham arrête des dissidents à Idlib

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Un commandant de Tahrir al-Sham s'adresse à un groupe d'hommes qui suivent une formation de prédicateurs dans la province d'Idlib. L'alliance a déployé un grand nombre de ses prédicateurs dans la plupart des villages et des villes pour prendre le contrôle des mosquées et recruter des jeunes. [Photo fournie par Moussab Assaf]
Un commandant de Tahrir al-Sham s'adresse à un groupe d'hommes qui suivent une formation de prédicateurs dans la province d'Idlib. L'alliance a déployé un grand nombre de ses prédicateurs dans la plupart des villages et des villes pour prendre le contrôle des mosquées et recruter des jeunes. [Photo fournie par Moussab Assaf]

Tahrir al-Sham poursuit ses activités expansionnistes dans la province syrienne d'Idlib, où elle cherche à asseoir son influence militairement et socialement, a expliqué un militant local.

L'alliance extrémiste mène des opérations quotidiennes pour arrêter ceux qui s'opposent à elle, a expliqué à Diyaruna Moussab Assaf, militant à Idlib.

Elle a également dépêché un grand nombre de ses prédicateurs dans la plupart des villes et des villages, a-t-il poursuivi, afin de prendre le contrôle des mosquées et de recruter des jeunes .

Lundi 15 octobre à l'aube, plus de 200 éléments de Tahrir al-Sham ont ainsi attaqué la ville d'Aïn la Rose, dans les confins ouest de la province d'Idlib, a indiqué Assaf.

Ils ont pris d'assaut des maisons, saccagé ce qu'elles contenaient et frappé leurs occupants, à la recherche d'individus connus pour leur opposition à Tahrir al-Sham et dont les noms figurent sur la liste des personnes recherchées par l'alliance.

Quinze personnes ont été arrêtées lors de cette opération, qui a comporté l'utilisation d'un petit drone de surveillance au-dessus de la ville, a précisé Assaf.

Sept de ces personnes sont membres du clan Qantar, a-t-il poursuivi, et la plupart travaillent comme enseignants dans la région.

Moustafa Fares Qantar a été exécuté devant chez lui.

Tentative de renforcement du contrôle

La plupart des personnes arrêtées par Tahrir al-Sham sont membres de l'Armée syrienne libre (ASL), a précisé Assaf, soulignant que l'alliance avait auparavant arrêté plusieurs d'entre elles, notamment des membres du clan Qantar.

Certaines avaient passé près de trois ans dans la tristement célèbre prison de l'alliance d'al-Iqab, a-t-il ajouté, le plus connu d'entre eux étant Abdoullah Qantar, commandant dans l'ASL qui aurait été la cible de cette opération, ainsi qu'un groupe de personnes travaillant avec lui.

Tahrir al-Sham a tenté de dissimuler la véritable raison de cette opération, affirmant qu'elle visait « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS), qui serait selon l'alliance à l'origine d'une série d'enlèvements, d'assassinats et d'attentats à la bombe.

Mais pour Assaf, l'affaire n'a rien à voir avec la « sécurité », mais sert plutôt de « moyen d'augmenter le contrôle religieux et social de l'alliance dans la région ».

Le déploiement de prédicateurs par Tahrir al-Sham dans la province d'Idlib est destiné à resserrer son emprise sur les mosquées et les cercles religieux, a-t-il poursuivi, et à enrôler des jeunes dans ses rangs.

Un nouveau groupe de prédicateurs est sorti de l'Institut Imam al-Shatibi dans la ville de Kafr Oweid dans le sud de la province d'Idlib, a-t-il encore ajouté en conclusion, où ils ont reçu une formation à la persuasion, aux méthodes de recrutement et au maniement des armes.

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