Terrorisme |

2018-07-06

Au moins un charnier découvert à al-Qaïm

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Une équipe irakienne cherche les restes de victimes exécutées et enterrées dans un charnier par l'EIIL à Mossoul sur cette photo d'archive publiée le 7 décembre 2017. [Photo fournie par la Fondation des martyrs irakienne]
Une équipe irakienne cherche les restes de victimes exécutées et enterrées dans un charnier par l'EIIL à Mossoul sur cette photo d'archive publiée le 7 décembre 2017. [Photo fournie par la Fondation des martyrs irakienne]

Au moins un charnier, qui contiendrait les restes de civils tués par « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS), a été découvert à al-Qaïm, ville frontalière du désert de l'Anbar, a déclaré vendredi 6 juillet l'administration locale.

Les médias irakiens ont signalé que trois autres charniers avaient été mis à jour dans la même zone, des informations qui n'ont toutefois pas encore été vérifiées par des sources indépendantes.

« Une fosse commune a été découverte près de l'entreprise générale de production de phosphate, après qu'un habitant a averti les forces de sécurité », a rapporté à Diyaruna le maire d'al-Qaïm, Ahmed al-Dulaimi.


Une équipe irakienne cherche les restes de victimes de l'EIIS enterrés dans une fosse commune à Mossoul sur cette photo d'archive publiée le 7 décembre 2017. [Photo fournie par la Fondation des martyrs irakienne]

Une équipe irakienne cherche les restes de victimes de l'EIIS enterrés dans une fosse commune à Mossoul sur cette photo d'archive publiée le 7 décembre 2017. [Photo fournie par la Fondation des martyrs irakienne]

L'administration locale a immédiatement informé la Fondation des martyrs, l'organisme gouvernemental chargé de s'occuper des charniers, a-t-il précisé, laquelle a envoyé une délégation d'experts venus de l'Anbar et de Bagdad pour inspecter le site.

Un examen préliminaire du site révèle que les victimes étaient probablement des civils, car elles portaient des habits traditionnels et des vêtements de sport, a expliqué al-Dulaimi.

L'on pense que ce sont des habitants d'al-Qaïm qui se sont opposés à l'EIIS et qui ont été tués par le groupe, a-t-il ajouté, et il y a peut-être parmi eux d'anciens membres de l'armée et de la police.

Le nombre de victimes n'est pas encore connu, a-t-il fait savoir, car les équipes spécialisées de la Fondation des martyrs doivent d'abord ouvrir le charnier et sortir les restes avant de donner un bilan officiel.

Aucune date n'a encore été donnée pour l'exhumation, « mais les procédures avancent rapidement », a rapporté al-Dulaimi.

« Une fois la fosse ouverte, nous obtiendrons des données abondantes et précises sur les identités des victimes, la façon dont elles ont été exécutées, quand elles ont été enterrées précisément, et s'il y a d'autres charniers », a-t-il expliqué.

Au cours des trois dernières années, les forces irakiennes ont mis à jour des dizaines de charniers de victimes civiles et militaires exécutées et enterrées par l'EIIS.

Le gouvernement irakien œuvre pour documenter tous les abus commis par l'EIIS, notamment l'exécution de milliers d'Irakiens, dans le but de poursuivre les coupables aux niveaux national et international.

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