Sécurité |
2017-12-05

Mort d'un commandant du CGRI à Deir Ezzor en Syrie

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Le général Mansour Abbasi Hafshejani, du Corps des Gardiens de la révolution islamique d'Iran, a été tué cette semaine lors de combats dans la province syrienne de Deir Ezzor. [Photo publiée sur les réseaux sociaux]
Le général Mansour Abbasi Hafshejani, du Corps des Gardiens de la révolution islamique d'Iran, a été tué cette semaine lors de combats dans la province syrienne de Deir Ezzor. [Photo publiée sur les réseaux sociaux]

La mort d'un commandant du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) dans la province de Deir Ezzor, qui a été confirmée par les médias iraniens, apporte une nouvelle preuve que l'Iran est directement impliqué dans la guerre en Syrie, ont expliqué à Diyaruna un militant et un spécialiste.

Malgré des preuves de plus en plus manifestes sur le terrain, l'Iran a en permanence affirmé que son intervention se limitait à fournir un soutien technique, logistique et de renseignement.

Le général Mansour Abbasi Hafshejani a été tué lors de combats dans la ville d'al-Salihiya, située non loin de la ville d'Albou Kamal, a précisé le militant Ayman al-Ali, l'un des contributeurs à la page Facebook Albu Kamal Natives Corner.

« Le convoi de Hafshejani, composé de deux véhicules, a été bombardé, tuant le général et ceux qui l'accompagnaient », a-t-il expliqué à Diyaruna.

Ceux qui ont été tués en compagnie de Hafshejani étaient des Iraniens et des Syriens, a poursuivi al-Ali.

Des officiers du CGRI sont présents en grands nombres dans la région d'Albou Kamal, a-t-il précisé, où ils commandent des groupes armés affiliés, notamment la Brigade Fatemiyoun, composée de combattants afghans.

Hafshejani n'est pas le premier officier du CGRI à être tué en Syrie, a indiqué pour sa part Fathi al-Sayed, chercheur au Centre al-Sharq d'études stratégiques et régionales spécialisé dans les affaires iraniennes.

Les rapports sur ces morts sont importants, a-t-il indiqué à Diyaruna, car ils témoignent de l'implication directe du CGRI dans la guerre en Syrie.

« Ces incidents doivent être entièrement et juridiquement documentés », a-t-il ajouté.

Le régime iranien fait durer la guerre en Syrie pour parvenir à ses fins de relier Téhéran à Beyrouth via un corridor terrestre traversant l'Irak et la Syrie.

À propos des morts de chefs du CGRI en Syrie, al-Sayed a expliqué que le CGRI « semble ne pas faire confiance aux groupes armés qu'il a formés en Syrie, dans la mesure où ils sont tous commandés par d'anciens officiers iraniens pour s'assurer de leur obéissance aux directives iraniennes ».

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