Droits de l'Homme |
2017-10-20

Les habitants de Douma protestent contre le prix élevé de la nourriture

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Les habitants de la ville syrienne de Douma manifestent pour demander l'arrêt des taxes supplémentaires imposées par le régime sur les produits alimentaires qui entrent dans leur région. [Photo fournie par l'office des médias des Forces révolutionnaires syriennes]
Les habitants de la ville syrienne de Douma manifestent pour demander l'arrêt des taxes supplémentaires imposées par le régime sur les produits alimentaires qui entrent dans leur région. [Photo fournie par l'office des médias des Forces révolutionnaires syriennes]

Les habitants de Douma, dans la région de la Ghouta orientale près de Damas ont organisé des manifestations pour protester contre la flambée des prix de certains produits alimentaires.

La dernière hausse en date du prix des produits alimentaires est liée aux taxes supplémentaires que le régime syrien impose aux commerçants s'ils veulent importer des marchandises dans cette région tenue par l'opposition et assiégée par le régime et ses forces alliées.

La Ghouta orientale connaît la pire situation à ce jour à cause des pénuries et du prix élevé des produits alimentaires, a expliqué à Diyaruna le militant Mohammed al-Beik, membre du comité local de coordination de la Ghouta orientale.

Après que les habitants eurent organisé plusieurs manifestations, a-t-il précisé, le régime a autorisé les produits alimentaires à entrer par un seul point de passage, celui d'al-Wafideen à l'est de Douma.

Mais cette concession a été accordée au prix fort, a-t-il poursuivi, car le régime a imposé une taxe de 2 000 livres syriennes (3,87 USD) par kilogramme de produits alimentaires importé dans cette zone tenue par l'opposition, et a limité les importations à 5 000 tonnes par mois.

« Par suite de cette mesure, chaque kilo de nourriture est vendu 2 000 livres au-dessus de son prix de base, à un moment où les prix des aliments dans la Ghouta orientale sont déjà trois ou quatre fois supérieurs à ce qu'ils sont dans d'autres régions du pays », a-t-il expliqué.

Manifestations à Douma

Douma, qui est le centre administratif du district du même nom, accueille un grand nombre de déplacés internes (DI) venus d'autres régions.

Ces derniers jours, mercredi 18 et jeudi 19 octobre en particulier, les habitants de la ville et les populations déplacées se sont rassemblés dans la ville pour protester contre ces taxes et en demander l'annulation, a expliqué al-Beik.

Le régime empêche l'aide humanitaire de pénétrer dans la région, a-t-il ajouté, et de nombreux habitants n'ont pas été en mesure d'acheter de quoi manger au vu des prix pratiqués actuellement.

« Les habitants de la Ghouta orientale vivent dans des conditions financières très difficiles, car la majeure partie de l'activité économique est à l'arrêt et les fonctionnaires ne perçoivent pas leur salaire », a-t-il ajouté.

Une telle situation met les produits les plus basiques hors de portée du pouvoir d'achat de nombreuses personnes, a-t-il ajouté.

Le département de l'économie et du commerce, qui administre les points de franchissement de la Ghouta orientale, envisage un boycott des marchandises entrant en provenance des zones tenues par le régime, a indiqué al-Beik.

Cela exercerait une pression sur le régime pour qu'il revienne sur sa décision, a-t-il expliqué.

Ces produits sont déjà taxés avant l'imposition de la taxe supplémentaire, a-t-il souligné, et les coûts de transport et de stockage viennent s'ajouter à leur prix de base.

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