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Droits de l'Homme |

Un déluge inonde les camps de déplacés d'Idlib

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Une jeune syrienne se tient dans les eaux de crue qui se sont accumulées devant sa tente dans un camp de déplacés près de Saraqeb. [Photo fournie par Haisam al-Idlibi]

Les fortes pluies qui s'abattent sur Idlib ont aggravé les malheurs des habitants des camps de déplacés, dont les tentes ont été inondées par les pluies torrentielles et l'eau des rivières en crue, a rapporté un militant local.

La situation est empirée par le manque d'aide alimentaire, humanitaire et médicale car la plupart des organisations locales et internationales ont interrompu leurs opérations dans la région, a indiqué le militant Haisam al-Idlibi à Diyaruna.

Les déplacés internes (DI) des zones rurales du sud d'Alep et de l'est d'Idlib ont monté des camps improvisés dans plusieurs parties d'Idlib, a-t-il fait savoir, et surtout dans les environs de Saraqeb.

Les résidents de ce camp de déplacés inondé près de la de Saraqeb n'ont reçu aucune aide humanitaire. [Photo fournie par Haisam al-Idlibi]

Des enfants tentent de creuser des canaux primitifs pour drainer l'eau qui s'est accumulée après les fortes pluies. [Photo fournie par Haisam al-Idlibi]

Le flux actuel de déplacement a commencé il y a plus d'un an, a-t-il déclaré, et il se poursuit à cause du bombardement constant de ces zones par le régime syrien et les milices affiliées.

Avec l'arrivée de l'hiver, la population déplacée vit dans « des conditions très difficiles », a-t-il fait savoir, car ces camps sont devenus de grandes mares de boue.

Les habitants des camps ont vu leurs tentes inondées ou emportées par les vents violents, a ajouté al-Idlibi.

Aide insuffisante

En plus de cela, a poursuivi al-Idlibi, les DI souffrent d'un grand manque de moyens de subsistance de base, notamment de moyens de chauffage, de couvertures, de vêtements d'hiver, de médicaments et de soins médicaux, et ils ont des réserves de nourriture limitées.

Cela est en partie dû à la situation financière difficile dans laquelle ils se trouvent, a-t-il précisé, et à l'absence de toute aide humanitaire ou médicale d'organisations locales ou internationales.

Pour surmonter ces difficultés, les habitants des camps utilisent des méthodes primitives pour drainer les eaux de pluie et la boue qui se sont accumulées dans les camps, en creusant des canaux et des tranchées primitifs avec des outils improvisés.

Bien que cela aide dans une certaine mesure, « ça n'a pas été suffisant, en raison de l'énorme volume d'eaux de pluie », a rapporté al-Idlibi.

L'aide modeste qui était apportée aux DI par les habitants locaux a également pris fin, a-t-il indiqué, à cause des combats dans la zone et du grand nombre de postes de contrôle de Tahrir al-Sham, où les habitants sont arrêtés aléatoirement.

« Tahrir al-Sham n'a apporté aucune aide aux DI, malgré le fait qu'il a imposé son contrôle par la force dans la région et a bloqué l'arrivée de l'aide humanitaire », a-t-il indiqué.

Al-Idlibi a fait savoir que les DI sont très inquiets de la propagation de la grippe et d'autres maladies de saison dans les camps, ainsi que pour la santé des résidents âgés, notamment ceux qui souffrent de maladies chroniques.

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