ONU: 13 millions de Syriens ont besoin d'aide malgré la baisse de la violence

Plus de 13 millions de Syriens ont besoin d'aide malgré une baisse relative de la violence dans leur pays au cours des derniers mois, a fait savoir l'AFP mardi 21 novembre.

Plus de 330 000 personnes ont été tuées depuis le déclenchement du conflit syrien en mars 2011 et la violence a déplacé plus de la moitié de la population devenue réfugiée, tant à l'intérieur du pays qu'à l'étranger .

"En entrant dans la septième année de crise, l'ampleur, la gravité et la complexité des besoins en Syrie restent accablantes", a déclaré un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies.

"Quelque 13,1 millions de personnes en Syrie ont besoin d'une aide humanitaire, dont 5,6 millions de personnes dans un grand besoin", a ajouté OCHA.

Le chiffre représente une légère baisse, de 13,5 millions de personnes dans le besoin en 2016, selon le rapport.

L'ONU a indiqué que 40% des nécessiteux étaient des enfants, ajoutant que les personnes dans les zones assiégées ou dites «difficiles à atteindre» étaient particulièrement vulnérables.

Alors que le rapport notait «qu'il y a eu une réduction de la violence dans certaines régions», il a ajouté que l'impact des zones de trêve «a été mitigé» pour les civils.

Il a également averti que jusqu'à 1,5 million de Syriens pourraient être nouvellement déplacés au cours de l'année à venir, bien qu'il s'attendait également à voir rentrer jusqu'à un million de Syriens déplacés à l'intérieur du pays.

Le rapport prédit des combats en cours dans certaines zones, notamment dans la province d'Idlib, au nord-ouest de la Syrie, où une zone de désescalade est actuellement en place.

La province d'Idlib est contrôlée par Tahrir al-Sham, une alliance dominée par l'ancien Front al-Nosra (FAN).

L'ONU a également vu peu de répit à l'horizon pour la Ghouta orientale, une autre zone de trêve, où la violence s'est intensifiée malgré l'accord de désescalade.

La zone tenue par l'opposition est sous le siège du gouvernement depuis 2013, avec des pénuries alimentaires et médicales menant à une crise de malnutrition et des décès.

"Les civils dans les zones assiégées déclarées par l'ONU, en particulier dans la Ghouta orientale, risquent de rester privés d'une aide humanitaire soutenue et ont un accès limité aux produits et services de base", a averti le rapport.

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