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Les forces irakiennes prêtes à reprendre l'aéroport de Mossoul

Les forces irakiennes étaient prêtes mercredi 22 février pour l’assaut de l'aéroport de Mossoul après un bombardement des positions des extrémistes dans une nouvelle offensive pour reprendre la ville des mains de 'l'Etat Islamique en l'Irak et au Levant' (EIIL), a rapporté l'AFP.

Les forces élites ont renforcé les positions reprises depuis qu'une offensive au sud de Mossoul a été lancée dimanche dernier alors que des centaines de civils ont fui les villages nouvellement repris.

"Environ 480 personnes déplacées de la région d'al-Yarmouk sont transférées vers les zones libérées plus au sud", a annoncé la police fédérale dans un communiqué.

Les forces irakiennes ont repris un point de contrôle important sur l'autoroute principale de Bagdad au sud de Mossoul et le village de Albou Seif, une citadelle naturelle donnant sur l'aéroport et le sud de la ville.

Vingt-un villages ont été libérés depuis mercredi, en plus de trois complexes résidentiels, une centrale électrique et plusieurs usines du gouvernement, a déclaré le commandant des opérations de Ninive le Lieutenant général Abdoul Ameer Rashid Yarallah à Diyaruna.

Environ 53 éléments de l'EIIL, y compris les kamikazes et des combattants étrangers, ont aussi été tués dans la bataille, a-t-il indiqué.

En réponse à une question concernant les craintes que les combattants de l'EIIL peuvent fuir vers la frontière syrienne, il a annoncé "nous avons établi un plan avec la coalition internationale pour arrêter ou tuer tous les terroristes et de ne pas les laisser constituer une menace pour le monde".

En même temps, le destin de quelques 750.000 civils coincés à l'ouest de Mossoul représentait une grande source de préoccupation . Presque la moitié de la population restante sont des enfants selon les groupes d'aide, et les fournitures s'épuisent rapidement.

"Les combattants de l'EIIL ont saisi tous les hôpitaux et seulement eux peuvent être traités maintenant", a annoncé à l'AFP par téléphone un employé de l'hôpital al-Jamhouri de l'ouest de Mossoul.

La santé de plusieurs résidents se détériore depuis des mois sous le contrôle de l'EIIL.

"Même avant que les hôpitaux ne ferment, les locaux devaient verser à l'EIIL des sommes d'argents qu'ils ne pouvaient pas payer, a déclaré l'employé de l'hôpital.

Le personnel médical et les résidents parlant à partir de l'ouest de Mossoul à condition de rester anonymes ont déclaré que les plus faibles ont commencé à mourir de malnutrition et à cause des pénuries de médicaments.

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