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Les intermédiaires de l'Iran insultent l'Irak par leurs attaques contre des convois de la coalition

Faris al-Omran

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Des membres des forces paramilitaires montent la garde lors de la procession funéraire de Wissam Alyawi, un haut commandant de la milice pro-iranienne Asaib Ahl Al-Haq à Bagdad, le 26 octobre 2019. [Ahmad al-Rubaye/AFP]

Les dernières attaques en date des intermédiaires de l'Iran contre la coalition internationale en Irak, lors desquelles deux convois ont été frappés par des bombes artisanales, montrent que les milices pro-iraniennes ne respectent pas l'État irakien, a déclaré un responsable tribal.

Deux convois de camions appartenant à des entreprises qui transportaient du matériel logistique pour la coalition internationale ont été pris pour cibles jeudi 10 décembre par des bombes artisanales posées par des milices pro-iraniennes.

Le premier convoi a été attaqué sur une autoroute dans la province méridionale irakienne d'al-Mouthanna, le second sur l'autoroute internationale dans la région d'al-Latifiya, au sud de Bagdad.

Les deux ont été endommagés dans l'explosion, mais aucune perte n'a été à déplorer.

Un groupe jusqu'ici inconnu se faisant appeler « Brigade Qassem al-Jabareen » a revendiqué cette attaque dans une déclaration publiée par les médias pro-iraniens, notamment Sabreen News sur Telegram.

Un clip vidéo affirmant montrer le convoi transportant des Humvees militaires dans la localité d'al-Latifiya avant qu'il soit frappé a également circulé avec cette revendication.

Les mêmes médias ont diffusé de nouvelles menaces de la Brigade Zoulfiqar et d'Ashab al-Kahf, qui avaient revendiqué de précédentes attaques en Irak.

« Défi à l'ordre et à l'autorité »

Ces récentes attaques s'inscrivent dans le cadre d'une nouvelle tentative de l'Iran et de ses intermédiaires de déstabiliser l'Irak et de perturber sa sécurité, a expliqué Cheikh Mouzahim al-Houweit, porte-parole des tribus arabes de Ninive.

Les factions alignées sur l'Iran qui affirment opérer sous la bannière de la « résistance islamique » et qui se manifestent sous différents noms travaillent toutes dans l'intérêt de l'Iran et opèrent sous ses ordres, a-t-il expliqué à Diyaruna.

« Le fait que ces milices aient repris leurs attaques et leurs provocations, qui font toujours du tort aux civils irakiens, est la preuve de leur défi à l'ordre et à l'autorité », a-t-il ajouté.

En lançant de telles attaques, elles prouvent une fois encore qu'elles ne font « pas partie de l'État, mais qu'elles sont plutôt des groupes hors-la-loi qui ne respectent pas la loi et répandent le chaos sous de faux prétextes et des slogans fallacieux », a ajouté al-Huweit.

En poussant ses intermédiaires à s'en prendre à des missions internationales, l'Iran cherche à faire pression sur la communauté internationale pour relâcher la pression qu'il subit, a-t-il poursuivi, et à contraindre la présence militaire et diplomatique étrangère à quitter l'Irak.

Le but de Téhéran est de renforcer son influence et sa domination en Irak et l'entraîner dans des divisions et des conflits, a-t-il continué.

Le 10 octobre, la Kataeb Hezbollah et d'autres milices appuyées par l'Iran avaient annoncé une « trêve sous condition » pour l'arrêt de ces attaques, trêve qu'elles ont rompue à plusieurs reprises, le plus récemment lors de ces deux attaques de jeudi.

Le mois dernier, le 17 novembre, sept roquettes avaient atterri dans la Zone verte de Bagdad et dans les quartiers environnants, tuant une fillette, lors d'une attaque revendiquée par Ashab al-Kahf.

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