Terrorisme

Renforcement de la vigilance des forces irakiennes après une série d'attaques de l'EIIS

Khalid al-Taie

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Le Premier ministre irakien Moustafa Kadhemi lors d'une réunion le 11 novembre pour discuter de l'évolution de la sécurité et des opérations en cours contre les résidus de l'EIIS en Irak. [Photo fournie par les services de presse de la Primature]

Deux civils yézidis ont été tués jeudi 12 novembre lorsque des militants de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) ont ouvert le feu contre eux dans la localité d'al-Qahtaniya, dans le district de Sinjar.

Le même jour, trois obus de mortier ont visé la localité de Wana dans le district de Tal Keyf, à l'est de Mossoul, sans faire de victimes.

Depuis début novembre, les opérations terroristes ont gagné en intensité dans certaines régions d'Irak, et l'attaque la plus violente a visé dimanche dernier un poste d'observation à l'ouest de Bagdad, occupé par une force tribale appuyée par l'État.

Des militants de l'EIIS ont lancé des grenades et ouvert le feu contre les forces tribales opérant sous l'égide des Forces de mobilisation populaire (FMP) stationnées à al-Radwaniyah, tuant cinq membres des FMP et six habitants locaux venus aider à repousser cette attaque.

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Les forces de sécurité irakiennes recherchent des cellules de l'EIIS dans les montagnes de la province de Salaheddine, durant la première moitié de novembre. [Photo fournie par le commandement de la police fédérale]

Tahsin al-Khafaji, porte-parole du commandement des opérations conjointes, a indiqué qu'une enquête est en cours sur une personne soupçonnée d'avoir des liens avec les attaquants d'al-Radwaniyah.

Les premières informations indiquent que les auteurs s'étaient réunis chez lui une heure avant l'attaque, a-t-il expliqué jeudi à Diyaruna.

« Cette attaque est un signal d'avertissement que les résidus de l'EIIS tentent de réveiller leurs cellules dormantes pour lancer des opérations éclairs en réponse aux revers qu'elles ont subis », a déclaré à Diyaruna Saad al-Matlabi, un ancien membre du conseil provincial de Bagdad.

Ce sont des attaques sporadiques destinées à perturber les efforts de sécurité, a-t-il expliqué. Elles ne signifient pas que leurs capacités se sont renforcées ni que leurs tactiques ont changé.

Vigilance accrue

En réponse, l'armée irakienne et la police fédérale ont lancé cette semaine deux opérations contre les résidus de l'EIIS, la première dans les montagnes de la province de Salaheddine et la seconde sur l'île de Ninive et dans le désert à l'ouest de l'Anbar.

Elles ont également renforcé leur déploiement dans les faubourgs nord et ouest de la capitale, et intensifié leurs recherches dans les villages agricoles.

Selon al-Matlabi, certaines personnes croient toujours en l'idéologie de l'EIIS et abritent les terroristes et leur fournissent un soutien.

« Le devoir des forces de sécurité consiste à renforcer les activités de renseignement pour identifier et combattre les cellules incubatrices », a-t-il expliqué.

« Cela exige une coordination étroite avec la population locale pour renforcer la confiance dans les forces de sécurité », a-t-il ajouté. « Le déploiement militaire à lui seul ne suffit pas. »

Mercredi, le Premier ministre irakien Moustafa Kadhemi a tenu une réunion avec le conseil ministériel pour la sécurité nationale pour discuter des évolutions sécuritaires dans le pays.

Kadhemi a donné l'ordre à toutes les forces de « poursuivre les opérations préemptives pour priver les groupes terroristes de toute occasion [de se regrouper] », selon un communiqué de ses services.

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