Politique

L'envoyé de l'ONU constate le retard du processus politique en Syrie

AFP

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Geir Pedersen, envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, portant un masque de protection pendant la pandémie de COVID-19, s'entretient avec les journalistes à son arrivée à son hôtel à Damas lors d'une visite le 25 octobre. [Louai Beshara/AFP]

Un envoyé de l'ONU a indiqué mardi 27 octobre qu'une nouvelle réunion destinée à mettre un terme à la guerre en Syrie n'aurait pas lieu comme prévu ce mois-ci, mais a exprimé l'espoir qu'elle se déroule en novembre.

Après un déplacement à Damas, l'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Geir Pedersen, a déclaré qu'il n'y avait pas eu d'accord sur l'organisation d'une réunion en octobre à Genève pour apporter des révisions à la constitution syrienne.

« Nous n'avons pas encore d'accord », a-t-il fait savoir lors d'une réunion virtuelle de l'ONU.

« Mais en supposant qu'un accord complet soit confirmé, le plan serait de se réunir à nouveau en novembre », a-t-il poursuivi, sans confirmer la date du 23 novembre mentionnée par certains diplomates.

Ce serait la quatrième réunion de ce petit groupe sur la réforme constitutionnelle, et elle implique environ 45 représentants du régime du président syrien Bachar el-Assad, de l'opposition et de la société civile.

Richard Mills, le représentant adjoint des États-Unis à l'ONU, a qualifié cette absence de progrès de « regrettable et inacceptable ».

« Nous pensons qu'il est temps de dire au régime d'el-Assad qu'assez, c'est assez », a affirmé Mills.

L'ambassadeur français Nicolas de Rivière a accusé le régime d'el-Assad d'essayer de gagner du temps.

« Le processus politique est dans une impasse totale », a-t-il déclaré, qualifiant les résultats de la commission constitutionnelle jusqu'à présent de « presque rien ».

Demandes pour une « solution politique inclusive »

Les États-Unis et la France veulent voir une solution politique inclusive en Syrie et la responsabilité pour les atrocités commises après près de 10 ans d'une guerre qui a fait plus de 380 000 morts

Mais el-Assad, avec le soutien de la Russie et de l'Iran, a repris le contrôle de la plus grande partie du pays.

Le processus constitutionnel, lancé en octobre 2019, vise à rédiger une constitution acceptable pour tous les camps, ouvrant la voie aux élections.

Mark Lowcock, sous-secrétaire général des Nations unies pour les affaires humanitaires, a déclaré lors de la session que les Nations unies cherchaient à obtenir 211 millions de dollars supplémentaires pour lutter contre COVID-19 en Syrie.

Cette somme sera utilisée pour fournir du matériel médical, améliorer l'accès à l'eau, désinfecter les camps de déplacés et améliorer les conditions dans les écoles, a-t-il précisé.

Lowcock a ajouté que la Syrie compte probablement « beaucoup plus » que les 13 500 cas de COVID-19 officiellement signalés et a exprimé une inquiétude particulière quant à la propagation de la pandémie dans les camps densément peuplés.

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