Terrorisme

Washington sanctionne l'envoyé iranien pour avoir "déstabilisé" l'Irak

AFP

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L'ambassadeur iranien en Irak Iraj Masjedi, le 11 septembre 2018, donne une conférence de presse devant le nouveau bâtiment du consulat iranien dans la ville de Bassorah, dans le sud de l'Irak, après que l'ancien bâtiment a été incendié par des manifestants quelques jours plus tôt. [Haidar Mohammed Ali / AFP]

Washington a imposé des sanctions jeudi 22 octobre à l'ambassadeur de Téhéran à Bagdad, l'accusant d'efforts pour déstabiliser l'Irak via son rôle de général au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien.

Le département américain du Trésor a prétendu que Iraj Masjedi était un « proche conseiller » de Qassem Soleimani, le général le plus puissant d'Iran, qui a été tué en janvier par une frappe américaine.

Les sanctions interviennent alors que l'indignation de Washington s'est intensifiée suite à une série d'attaques à la roquette contre les intérêts américains en Irak, qui ont été imputées aux factions pro-iraniennes.

« Masjedi a supervisé un programme de formation et de soutien aux milices irakiennes, et il a dirigé ou soutenu des groupes responsables d'attaques qui ont tué et blessé les forces américaines et de la coalition en Irak », a indiqué un communiqué du Trésor.

Masjedi a utilisé son rôle d'ambassadeur de Téhéran à Bagdad pour « obscurcir les transferts financiers » au profit du CGRI, a-t-il ajouté.

« Le régime iranien menace la sécurité et la souveraineté de l'Irak en nommant des responsables [du CGRI] ambassadeurs dans la région pour mener à bien leur programme étranger déstabilisateur », a déclaré le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin dans un communiqué.

Les États-Unis ont de nouveau imposé des sanctions contre Téhéran depuis que le président Donald Trump s'est retiré de l'accord international pour empêcher la République islamique de développer des armes nucléaires.

L'administration Trump a poussé sa campagne de «pression maximale»contre l'Iran, dans le but de pousser Téhéran à accepter un nouvel accord.

Mais l'Iran a refusé les pourparlers sans que les sanctions ne soient d'abord levées.

La campagne de pression de Washington a également ciblé les alliés de Téhéran dans la région, y compris la milice libanaise du Hezbollah, que Washington considère comme une organisation terroriste.

En vertu des sanctions, tous les biens et intérêts de Masjedi qui sont sous la juridiction des États-Unis sont bloqués et il est interdit aux Américains de mener des transactions avec lui.

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