Terrorisme

Fort recul de l’activité de l’EIIS dans le désert de l’Anbar

Khalid al-Taie

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Des soldats irakiens découvrent des roquettes et un lanceur dans le désert d’al-Rutba, le 2 juillet. [Photo fournie par le ministère irakien de la Défense]

Les derniers éléments de « l’État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) opérant dans l’ouest de la province de l’Anbar ont subi de cuisants revers par suite des opérations de sécurité en cours dans le désert et les régions frontalières, a expliqué un responsable local.

L’activité de l’EIIS dans le désert d’al-Rutba et dans tout l’ouest de la province de l’Anbar a récemment fortement diminué, et la capacité du groupe à monter des attaques terroristes s’est réduite, a expliqué à Diyaruna Imad al-Dulaimi, le gouverneur d’al-Rutba.

Cela est le résultat des efforts intensifs de l’armée et des forces de sécurité qui traquent les militants dans le désert et lancent des opérations contre les grottes et les tunnels où ils se cachent, a-t-il ajouté.

« Des opérations de reconnaissance régulières et surprises et des opérations de ratissage ont limité les plans des militants pour organiser leur retour et menacer les localités dans les régions désertiques », a-t-il ajouté.

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Une opération menée par les forces spéciales de la police de l’Anbar dans le désert d’al-Husseiniyat, dans l’ouest de l’Anbar, a permis de neutraliser et d’arrêter des éléments de l’EIIS le 12 avril 2019. [Photo fournie par la Direction de la police de l’Anbar]

Al-Dulaimi a indiqué que la situation sécuritaire à al-Rutba est stable depuis longtemps, soulignant le trafic régulier de passagers et de camions chargés de marchandises sur l'autoroute internationale allant vers le poste-frontière de Trebil avec la Jordanie.

« Les résidus de l’EIIS sont désormais très faibles et incapables d’affronter directement les forces de sécurité ou de conserver le contrôle d’une région », a-t-il déclaré, ajoutant qu’ils n’ont pas le courage d’opérer en plein jour ni sans se déguiser comme des bergers.

Ils sont clairement sur les nerfs, a-t-il indiqué, pointant un incident survenu le mois dernier, lorsque cinq militants ont été tués alors qu'ils piégeaient un camion dans le désert d’al-Husseiniyat, à 70 kilomètres au nord-est d’al-Rutba.

Crimes haineux de l’EIIS

« Bien que les forces de sécurité ne souffrent d’aucune pénurie en personnel, le défi consistant à couvrir une région aussi vaste que le désert de l’Anbar nécessite une stratégie complète fondée sur un effort de renseignement actif de haut niveau pour suivre les déplacements des terroristes », a expliqué al-Dulaimi.

Les points par lesquels ils réussissent à s’infiltrer par la frontière avec la Syrie doivent être fermés, et la sécurité doit être renforcée dans les zones désertiques où la sécurité est plus lâche, a-t-il ajouté.

Les habitants locaux rejettent l’idéologie de l’EIIS et refusent d’apporter un quelconque soutien ou une quelconque aide aux partisans du groupe « en raison de leurs crimes haineux commis contre des personnes innocentes », a-t-il poursuivi.

Récemment, le 25 septembre, les forces de sécurité ont découvert un nouveau charnier contenant les restes de deux victimes de l’EIIS dans la région d’al-Faida dans al-Rutba, a expliqué al-Dulaimi.

Les indices montrent que ces victimes ont été tuées en 2016 sur un site réservé aux exécutions, a-t-il ajouté, soulignant en conclusion que les tenues orange que l’EIIS oblige ses prisonniers à porter avant leur exécution ont été retrouvées sur le site.

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