Terrorisme

Les forces irakiennes recherchent les derniers éléments de l'EIIS dans la banlieue de Diyala

Khalid al-Taie

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Des responsables irakiens de la sécurité et des dignitaires tribaux de Diyala se sont rencontrés le 8 septembre pour discuter des efforts conjoints contre les éléments restants de l'EIIS dans la province. [Photo fournie par le commandement de la police de Diyala]

Les forces irakiennes ont lancé jeudi 10 septembre une opération pour traquer les éléments restants de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) aux abords de la province de Diyala.

Des unités de l'armée soutenues par une couverture aérienne irakienne ont commencé à nettoyer la région du fleuve Zour à Diyala, après que la province ait connu une augmentation des attaques de l'EIIS contre des cibles civiles et militaires.

Deux jours plus tôt, les forces de l'armée ont mené une vaste recherche de cachettes de l'EIIS près des villes de Jalawla et d'al-Saadia, la zone au sud de la ville de Khanaqeen et du bassin fluvial d'al-Wand.

Les forces de sécurité ont récemment intensifié leurs efforts contre l'EIIS, avec trois opérations lancées en 10 jours, a déclaré le député de Diyala Abdul Khaliq al-Azzawi à Diyaruna.

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Le 19 juillet, les forces irakiennes ont fouillé une maison abandonnée dans le village d'al-Badaa, dans la province de Diyala, à la recherche des éléments restants de l'EIIS. [Photo fournie par le ministère irakien de la Défense]

« Les opérations se sont concentrées sur la périphérie des villes et villages qui ont subi de fréquentes attaques terroriste s», a-t-il indiqué.

Beaucoup de ces zones, en particulier le nord d'al-Muqdadiya, Qarah Taba, al-Azim et le bassin de Hamreen, ont été libérées de l'EIIS il y a des années, a-t-il dit, « mais elles n'ont pas été complètement débarrassées des terroristes ».

Ces zones attirent les derniers éléments de l'EIIS car elles regorgent de grottes, de vallées et de végétation dense où les militants peuvent se cacher, a déclaré al-Azzawi.

Les militants exploitent également l'absence de résidents dans des dizaines de villages agricoles situés entre les provinces de Diyala et Salaheddine, a-t-il fait savoir.

Le déplacement continu des résidents permet aux restes de l'EIIS de « se déplacer sans être surveillés et d'ouvrir de [nouvelles] lacunes pour s'infiltrer dans les villes et menacer leur sécurité », a-t-il noté.

La plupart des unités administratives de Diyala sont équipées de caméras thermiques, a indiqué al-Azzawi, qui sont « un outil essentiel pour renforcer la sécurité et lutter contre les infiltrations terroristes ».

Mais il faut déployer davantage de forces dans ces zones, a-t-il dit, et les régiments et brigades qui détiennent le territoire devraient recevoir des armes avancées et un soutien technique et de reconnaissance.

Al-Azzawi a souligné que les opérations de sécurité en cours « mettent en exergue la détermination du gouvernement à lutter contre la menace terroriste croissante ».

Le gouvernement irakien lutte-t-il efficacement contre le terrorisme ?
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