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Terrorisme

Des restes de femmes retrouvés dans un charnier de l’EIIS à al-Raqqa

Waleed Abou al-Khair

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Une équipe de réponse d’urgence des Casques blancs travaille sur le site du charnier numéro 27 près de la ville d’al-Raqqa. [Photo fournie par l’Œil de l’Euphrate]

Une équipe de réponse d’urgence des Casques blancs à al-Raqqa a commencé à exhumer les ossements de civils exécutés par « l’État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) d’un charnier récemment découvert, a indiqué un activiste local.

Cette équipe des Casques blancs avait découvert le site de ce charnier (No. 27) quelques jours auparavant avec l’aide des habitants de la ville d’al-Raqqa, qui soupçonnaient la présence d’un charnier dans la zone de Furusiya, à l’ouest de la ville.

Des habitants locaux avaient fait part de leurs soupçons après que plusieurs civils eurent tenté de nettoyer leurs terrains pour les labourer, a expliqué à Diyaruna Hamad al-Matar, volontaire chez les Casques blancs.

L’équipe de réponse d’urgence a examiné la zone et déterminé qu’il y avait bien un charnier contenant les restes de plusieurs victimes de l’EIIS.

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Une équipe des Casques blancs se prépare à retirer les ossements humains d’un charnier récemment découvert à al-Raqqa. [Photo fournie par l’Œil de l’Euphrate]

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Un expert médico-légal observe le processus d’exhumation dans le charnier récemment mis à jour dans la zone d’al-Furusiya, à al-Raqqa. [Capture d’écran d’une vidéo du conseil civil d’al-Raqqa]

Ce charnier contiendrait une vingtaine des corps, selon l’équipe chargée de l’exhumation, toutes des femmes âgées de 20 à 30 ans,exécutées lorsque l’EIIS régnait sur la région.

Trois corps ont à ce stade été exhumés, a-t-il précisé, et des échantillons d’ADN ont été prélevés pour que des enquêteurs médico-légaux puissent tenter de déterminer les identités des victimes.

Ce processus d’exhumation devrait durer au moins un mois, a expliqué al-Matar.

Ce site est le 27e charnier découvert à al-Raqqa à ce jour, a-t-il poursuivi, soulignant que quelque 6 000 corps ont jusqu’à présent été exhumés, sur lesquels seuls 700 ont pu être identifiés du fait des difficultés à mener des tests médico-légaux.

Un autre facteur de complication, a-t-il ajouté, est le fait que de nombreuses familles pensent que leurs proches sont toujours portés disparus ou ont été arrêtés par quelque faction et sont de ce fait toujours en vie.

Les travaux d’exhumation se poursuivent également sur un autre site, le numéro 26, dans le village d’al-Htash, au nord d’al-Raqqa, d’où 17 corps ont à ce jour été retirés.

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