Sécurité

Mise en garde de catastrophe humanitaire imminente après les frappes russes sur Idlib

Waleed Abou al-Khair au Caire

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De la fumée plane sur le sud d’Idlib après une frappe aérienne russe, non loin de tentes qui abritent des Syriens déplacés. [Photo fournie par le centre de presse d’Idlib]

Les frappes aériennes russes de mardi ont pilonné les parties sud de la province d’Idlib, dans le nord-ouest du pays, poussant les organisations médicales et humanitaires opérant dans la zone à mettre en garde contre une catastrophe humanitaire imminente.

Les zones visées sont densément peuplées, alors que des centaines de milliers de Syriens déplacés d’autres régions de ce pays ravagé par la guerre y ont trouvé refuge.

Les Casques blancs et d’autres organisations médicales et humanitaires opérant à Idlib ont mis en garde sur le fait qu’une catastrophe humanitaire à Idlib et dans ses environs serait inévitable si ces frappes aériennes se poursuivaient, a expliqué Haisam al-Idlibi told Diyaruna.

En plus des vies civiles perdues, ces bombardements pourraient déclencher une nouvelle vague de déplacements vers d’autres régions, avec des conséquences désastreuses, a-t-il ajouté.

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De la fumée s’élève après des frappes aériennes russes dans le sud d’Idlib. [Photo fournie par Idlib Plus]

Les zones considérées comme « sûres » vers lesquelles ils pourraient se diriger ne sont pas si nombreuses, a-t-il poursuivi, soulignant que ces frappes aériennes surviennent dans le contexte de la pandémie de nouveau coronavirus (COVID-19) dans les camps du nord de la Syrie.

L’aviation russe a effectué plus de dix frappes sur les localités de Sheikh Bahr et Harboush, dans la campagne au sud d’Idlib et dans les régions boisées environnantes, en plus de la localité de Kuknaya et ses environs, a continué al-Idlibi.

Toutes ces régions sont connues pour abriter des déplacés internes (DI) en très grands nombres, a-t-il indiqué, précisant que les forces du régime avaient également repris leurs bombardements.

Ces bombardements du régime syrien ont visé les localités d’al-Bara et Kafr Aweed dans le sud d’Idlib, a-t-il précisé, et des pertes civiles ont été rapportées.

De féroces combats ont également éclaté entre les forces du régime syrien et des groupes de l’opposition armée, notamment l’alliance extrémiste Tahrir al-Sham, dans la région de Maarat al-Numan et dans le village de Dadikh, au sud de Saraqib.

Mardi, les groupes armés présents dans la zone ont abattu trois drones de reconnaissance russes, a fait savoir l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

Un officier russe tué à Deir Ezzor

Dans l’est de la Syrie, un major général russe a par ailleurs été tué, et deux soldats blessés lorsqu’un engin explosif improvisé (EEI) a explosé au passage d’un convoi russe, a rapporté l’AFP.

Le ministère de la Défense russe a indiqué que cet engin avait explosé alors que le convoi rentrait d’une opération humanitaire près de la ville de Deir Ezzor.

Ce communiqué, transmis aux agences Interfax, RIA Novosti et TASS, explique que les militaires avaient été blessés dans l’explosion et qu’un « haut conseiller militaire au rang de major général » était mort lors de son évacuation.

Aucun détail supplémentaire n’a été fourni.

Des milliers de soldats russes sont déployés en Syrie en soutien au régime.

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