Terrorisme

Une vague d’assassinats dans Deir Ezzor provoque des soupçons

Waleed Abou al-Khair au Caire

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La voiture dans laquelle le chef de tribu Cheikh Moutshar Hammoud al-Hifil de la tribu al-Akaidat a été abattu par des assaillants non identifiés. [Photo fournie par Sharkiya et Jazeera News]

La série d’assassinats d’anciens des tribus et des clans dans la région de Deir Ezzor, dans le nord-est de la Syrie, vise à saper la sécurité et à entraver les efforts pour éradiquer le terrorisme, ont déclaré des militants locaux à Diyaruna ce mercredi 5 août.

La région est contrôlée par les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par la coalition internationale.

« L’ambiance générale dans la région est très tendue, et les habitants exigent que les FDS identifient les coupables le plus vite possible », a déclaré à Diyaruna Ammar Saleh, un activiste sur les réseaux sociaux et dans les médias.

Le principal suspect dans ces assassinats est « l’État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS), a-t-il fait savoir, qui avait déjà revendiqué plusieurs attentats en réponse au rapprochement entre les tribus et les FDS.

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Une manifestation à Deir Ezzor contre la vague d’assassinats qui a visé les anciens des tribus et des clans. [Photo fournie par Baz News]

Le général Mazloum Abdi, commandant en chef des FDS, a récemment obtenu le soutien des tribus de Deir Ezzor pour ses efforts visant à éradiquer totalement le terrorisme et à développer la région, a rapporté Saleh.

Le dernier assassinat en date a visé un haut dirigeant de la tribu al-Akaidat, Cheikh Moutshar Hammoud al-Hifil, tué dimanche avec son chauffeur lorsque des inconnus ont tiré sur leur voiture dans la campagne de l’est de Deir Ezzor.

Cheikh Ibrahim Jadaan al-Hifil, chef de la tribu al-Akaidat, qui se trouvait également dans la voiture, a été blessé dans cette attaque.

C’est la troisième attaque de ce genre rien qu’au cours de la semaine dernière.

Le 31 juillet, Ali al-Weis, un leader de la tribu al-Bakara et moukhtar local du village d’al-Dahla dans la campagne de Deir Ezzor, avait été abattu par deux assaillants non identifiés circulant à moto.

La veille, Souleiman al-Kassar, porte-parole d’al-Akaidat, avait été assassiné dans la ville d’al-Bseira lors d’une opération revendiquée par l’EIIS.

Jamil al-Abed, militant dans les médias de Deir Ezzor, a déclaré que cette vague d’assassinats s’accompagnait d’une campagne coordonnée sur les réseaux sociaux incitant à la violence contre les FDS et les forces de la coalition internationale.

Des campagnes d’incitation se faisaient dans les tribus elles-mêmes, a-t-il ajouté.

« Ce qui est frappant, c’est que le régime est directement impliqué dans les campagnes d'incitation [...], profitant de la situation actuelle, ce qui conduit de nombreuses personnes à se demander si le régime a quelque chose à voir avec les assassinats ou s'il ne fait qu’exploiter la situation », a-t-il déclaré.

« Ces attaques visent à semer la discorde à Deir Ezzor et à entraver les efforts visant à établir la sécurité, la paix et le progrès », a-t-il conclu.

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