Terrorisme

Le Premier ministre irakien promet de venger l’assassinat de Hisham al-Hashemi

AFP

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Des manifestants irakiens assistent aux funérailles symboliques du spécialiste de l’extrémisme Hisham al-Hashemi, abattu le 6 juillet devant son domicile à Bagdad. Plusieurs slogans en arabe affirment « En réponse à l’assassinat de Hisham al-Hashemi, tous les hommes libres doivent utiliser le hashtag #Khamenei est un meurtrier et ses milices sont des malfaiteurs ». [Ahmed al-Rubaye/AFP]

Le Premier ministre irakien Moustafa Kadhemi a présenté ses condoléances mercredi 8 juillet à la famille de l’intellectuel et conseiller du gouvernement assassiné Hisham al-Hashemi, s’engageant à vouloir « venger » sa mort.

Al-Hashemi, 47 ans, était un spécialiste des mouvements extrémistes et avait développé un vaste réseau de hauts décideurs, de groupes armés et de parties rivales, assurant souvent la médiation entre eux.

Il a été abattu devant son domicile à Bagdad lundi soir par des hommes armés circulant à moto, et laisse une épouse, trois fils et une fille.

Mercredi, Kadhemi a présenté ses condoléances à sa famille, qualifiant al-Hashemi, ami personnel et conseiller, de « héro ».

« Ceux qui ont peur des mots sont des lâches. Hicham voulait seulement aider les Irakiens avec ses mots », a déclaré Kadhemi, serrant dans ses bras les trois fils en larmes du défunt, Issa, Moussa et Ahmed.

Les trois garçons s'étaient précipités dans la rue lundi après avoir entendu les coups de feu et avaient aidé les voisins à sortir le corps criblé de balles de leur père hors de sa voiture.

« Ce genre d’acte n’est pas irakien, les Irakiens ne tuent pas d’autres Irakiens », a continué Kadhemi.

« Je le vengerai et ses assassins ne vivront pas libres. Je suis votre frère et Issa, Moussa et Ahmed sont mes enfants », a déclaré le Premier ministre à la veuve d’al-Hashemi.

« C’est mon devoir et le devoir de l’État », a-t-il ajouté.

Menaces des groupes pro-iraniens

Al-Hashemi était un spécialiste de renom de « l’État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) et s’était récemment exprimé contre les acteurs armés voyous en Irak.

Il faisait fréquemment l’objet d’intimidations, mais ses proches ont expliqué à l’AFP que ces dernières semaines, il avait reçu des menaces plus sérieuses de la part de groupes appuyés par l’Iran.

Les spécialistes ont fait part de leur crainte que l’assassinat d’al-Hashemi présage d’une ère sombre au cours de laquelle les principaux critiques des partis politiques et des groupes armés soient violemment réduits au silence.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a demandé justice mercredi pour l’assassinat d’al-Hashemi et a souligné les menaces qui pesaient sur lui de la part de groupes liés à l’Iran.

« Dans les jours qui ont conduit à sa mort, il avait été menacé à plusieurs reprises par des groupes armés liés à l’Iran », a déclaré Pompeo lors d’une conférence de presse à Washington, sans accuser explicitement Téhéran.

« Les États-Unis se joignent aux nations partenaires pour condamner fermement son assassinat et appellent le gouvernement irakien à traduire en justice les auteurs de ce terrible crime [...] rapidement », a-t-il conclu.

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