Manifestations

Plusieurs milliers de participants aux manifestations anti-iraniennes à Daraa

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Un bus transportant des soldats de la 8e brigade du 5e corps d'armée vu après avoir sauté sur une bombe artisanale dans l’est de la campagne de Daraa, le 20 juin. [Photo fournie par le Réseau d’informations locales et militaires de Daraa]

Des milliers de Syriens ont scandé des slogans hostiles à l’Iran, au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et au Hezbollah libanais lors des funérailles des victimes d’un attentat à la bombe perpétré le samedi 20 juin dans la ville de Daraa, dans le sud du pays, a expliqué un activiste.

Neuf soldats de la 8e brigade du 5e corps d’armée appuyé par la Russie ont été tués lorsque leur bus a sauté sur une mine artisanale, dans le village de Kahil, dans l’est de la province de Daraa.

Dix-neuf autres ont été blessés dans cette attaque, dont certains gravement, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

Ces soldats revenaient de la campagne de Latakia, où ils avaient participé à un entraînement dans un camp exploité par le 5e corps de l’armée de terre, a expliqué l’activiste de Daraa Jumaa al-Masalmeh à Diyaruna.

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Les habitants de Daraa se rassemblent autour d’un énorme cratère causé par l’explosion d’une bombe artisanale qui visait un bus transportant des soldats de la 8e brigade du 5e corps d’armée, le 20 juin. [Photo fournie par le Réseau d’informations locales et militaires de Daraa]

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Des milliers d’habitants de Daraa ont participé à une manifestation à la suite d’un attentat à la bombe contre un bus le 20 juin, pour exiger le départ du CGRI et de ses milices alliées de Syrie. [Capture d’écran d’une vidéo postée en ligne par la Horan Free League]

Les funérailles, organisées dans la ville de Busra al-Sham, se sont transformées en manifestation de masse à laquelle ont participé des milliers de civils scandant des slogans hostiles à l’Iran, au CGRI et au Hezbollah, a ajouté al-Masalmeh

Les tribus de la région ont également pris part à ces funérailles et à la marche qui s’en est suivie, a-t-il poursuivi, ajoutant que cette participation reflète l’ampleur du rejet de la présence iranienne.

Selon al-Masalmeh, les 1600 soldats de cette 8e brigade sont tous d’anciens combattants de l’Armée syrienne libre (ASL) qui ont rejoint la brigade après les accords de réconciliation avec le régime syrien sous l’égide de la Russie en 2018.

Ils sont connus pour leur rejet total de la présence iranienne dans la région, a-t-il indiqué, soulignant que plusieurs affrontements avaient éclaté entre eux et des miliciens affiliés au CGRI, en particulier des combattants du Hezbollah.

Cet attentat à la bombe n’a pas immédiatement été revendiqué, a indiqué l’AFP.

Mais certains accusent le CGRI d’être derrière cet attentat, « en représailles contre la 8e brigade, qui est vue comme un obstacle empêchant le CGRI de s’étendre dans la province de Daraa et dans tout le sud de la Syrie », a ajouté al-Masalmeh.

Il a indiqué que le nombre de morts à l’intérieur du bus était susceptible d’augmenter dans les jours à venir en raison de la gravité des blessures infligées aux survivants.

Al-Masalmeh a conclu en rappelant que les manifestations sont quasi quotidiennes à Daraa contre la présence iranienne.

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