Sécurité

La police de l’Anbar renforce la sécurité des liaisons interurbaines et des autoroutes

Khalid al-Taie

image

Deux membres des forces de police sécurisent une route interurbaine dans la province de l’Anbar en mai. [Photo fournie par la Direction de la police de l’Anbar]

La police de la province de l’Anbar a annoncé début juin qu’elle avait renforcé plusieurs branches de ses forces chargées de protéger les routes et les autoroutes interurbaines.

Ces forces ont été équipées d’un armement ultra-moderne pour tenter de répondre à de quelconques menaces terroristes susceptibles de faire peser un danger sur ces liaisons routières et pour les vies de voyageurs qui les empruntent.

« Dans l’Anbar, les liaisons routières interurbaines sont parfaitement protégées », a expliqué à Diyaruna le général de brigade Farouq al-Jughaifi, commandant régional de la région ouest des forces de police de l’Anbar.

« Un grand nombre de troupes sont déployées le long de ces routes qui s’étendent de Ramadi à l’ouest jusqu’aux districts de Heet, Haditha et Anah, jusqu’à al-Qaim », a-t-il précisé.

image

Des soldats irakiens lors d’opérations sécuritaires en février destinées à traquer les éléments terroristes dans le désert de l’Anbar. [Photo fournie par le ministère irakien de la Défense]

La police est également déployée sur l’autoroute internationale qui va de Ramadi au district d’al-Rutba à la frontière avec la Syrie et la Jordanie, et sur la route d'al-Nakhib, a-t-il ajouté.

Renforts en hommes et en matériel

Plusieurs régiments d’urgence de la Direction de la police de l’Anbar pour la protection de routes interurbaines se sont récemment vus renforcés en hommes, en matériel de pointe et en matériel de surveillance, a précisé al-Jughaifi.

Près de 400 nouveaux membres de la sécurité ont rejoint la Direction et seront déployés pour sécuriser les autoroutes le long de Kilo 5 et de Kilo 160 dans le désert occidental de l’Anbar.

Ces troupes supplémentaires ont permis à la police de mettre en place des points de contrôle et des postes de surveillance supplémentaires le long de ces routes, a-t-il continué.

Les autres améliorations comprennent une augmentation du nombre des patrouilles de nuit, la préparation d’embuscades et des opérations de sécurisation des zones dans le désert en coopération avec d’autres forces militaires et de sécurité.

La police a également été dotée de caméras thermiques, d’un matériel de surveillance, de véhicules militaires et de lanceurs de roquettes pour l’aider dans ses initiatives et ses missions de sécurité.

« La police, des unités de l’armée et des forces tribales procèdent régulièrement à des opérations de sécurité pour ratisser les zones désertiques le long des liaisons interurbaines », a précisé al-Jughaifi.

Ces dernières semaines, ces forces ont mené des missions de reconnaissance et lancé des opérations offensives au plus profond du désert occidental de l’Anbar, qui ont permis de neutraliser plusieurs extrémistes, dont trois à al-Mudham et quatre à al-Sukariyat.

Cheikh Barzan al-Obeidi, un leader tribal de l’Anbar, a expliqué que les combattants tribaux « sont un important facteur de soutien aux efforts visant à sécuriser la province, et en particulier ses routes ».

« Nous nous coordonnons avec toutes les unités militaires pour mener des opérations de recherche conjointes dans le désert, afin de combler les lacunes [de sécurité] dont l’ennemi pourrait profiter pour perturber les déplacements de la population ou le transport des marchandises », a-t-il indiqué à Diyaruna.

« Les routes sont sûres »

Les menaces terroristes sont en baisse, a-t-il poursuivi, soulignant que les routes interurbaines sont désormais sûres même dans les régions désertiques les plus reculées et que cela fait longtemps qu’elles n’ont enregistré aucune atteinte à la sécurité.

Al-Obeidi a noté que ses forces comptent aujourd'hui des centaines de combattants bien entraînés prêts à défendre leurs localités et veiller à la sécurité de l’ensemble des projets et des services essentiels.

Il a appelé de ses vœux un renforcement des opérations pour contrôler, protéger et fermer la frontière occidentale afin d’empêcher toute infiltration de la part des éléments terroristes qui se cachent dans les vallées et les grottes de la région.

Les liaisons interurbaines jouent un rôle essentiel pour le transport des civils qui sortent de l’Anbar ou dans ses districts très éloignés.

Ces routes sont également autant de liens vitaux pour la province, car ce sont des liaisons terrestres utilisées pour le transport et l’importation de marchandises.

Mahdi al-Noman, directeur de la Commission d’investissement de l’Anbar, a expliqué à Diyaruna que la sécurité des routes et des autoroutes est de la plus haute importance, tant au niveau des services publics qu’au niveau économique.

« Grâce aux efforts sans relâche des forces de sécurité, nous voyons comment ces routes sont devenues sûres et comment le trafic s’y déroule de manière paisible par rapport aux années précédentes », a-t-il expliqué.

Al-Noman a souligné que sa province a remis en état plusieurs routes reliant entre eux les districts de l’Anbar, notamment l’autoroute Heet-Haditha-Raoua, ainsi que les routes sortant de la province comme la jonction Falloudjah-Samarra.

Des travaux de développement et d’entretien sont également en cours sur les autoroutes qui mènent dans les pays voisins, Jordanie, Syrie et Arabie saoudite.

Aimez-vous cet article?
0
0 COMMENTAIRE (S)
Politique Commentaire * INDIQUE CHAMP NÉCESSAIRE 1500 caractères restants (1500 MAX)